‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 291 sur 538 · Saiil et Jonathas. reçut, une seule fut de quelque · texte numérisé non relu

Saiil et Jonathas. reçut, une seule fut de quelque

2. Aqiiilis velociores, leonibus for- gravité : au passage du Rhin (1672), tiares (II Reg., i, 23). (Note de il eut le poignet fracassé par un BossuetJ. coup de pistolet, qu'un capitaine de

3. C'est-à-dire aux divers corps la cavalerie hollandaise essayait de de bataille. lui donner dans la tête.

4. Il ne portait pas de ca'sque, 6. Il s'agit de la première Fronde, mais un chapeau orné de plumes depuis août 1648 jusqu'en mars blanches. 1649. Là, le ducd'Enghien (Condé)

5- Des nombreuses blessures qu'il avait été fidèle à la cause royale.

disait donc, en parlant de cette prison malheureuse, qu'il y était entré le plus innocent de tous les hommes, et qu'il en était sorti le plus coupable ^. Hélas ! poursuivait-il, je ne respirais que le service du Roi et la grandeur de VÉtat ! On ressentait dans ses paroles un regret sincère d'avoir été poussé si loin par ses malheurs. Mais, sans vouloir excuser ce qu'il a si hautement condamné lui-même, disons, pour n'en parler jamais, que, comme dans la gloire éternelle, les fautes des saints pénitents, couvertes de ce qu'ils ont fait pour les réparer et de l'éclat infini de la divine miséricorde, ne paraissent plus ; ainsi, dans des fautes si sincèrement reconnues, et dans la suite si glorieusement réparées par de fidèles services, il ne faut plus regarder que l'humble reconnaissance ^ du prince qui s'en repentit et la clémence du grand roi qui les oublia.

Que s'il est enfin entraîné dans ces guerres infortunées, il y aura du moins cette gloire de n'avoir pas laissé avilir la grandeur de sa maison chez les étrangers. Malgré la majesté de l'Empire, malgré la fierté d'Autriche et les couronnes héréditaires attachées à cette maison, même dans la branche qui domine en Allemagne, réfugié à Namur, soutenu de son seul courage et de sa seule réputation, il porta si loin les avantages d'un prince de France et de la première maison de l'univers, que tout ce qu'on put obtenir de lui fut qu'il consentit de traiter d'égal avec l'archiduc, quoique frère de l'Empereur et fils de tant d'empereurs, à condition qu'en lieu tiers, ce prince ferait les honneurs des Pays-Bas. Le même traitement fut assuré au duc d'Enghien, et la maison de France garda son rang sur celle d'Autriche jusques dans Bruxelles. Mais voyez ce que fait faire un vrai courage. Pendant que le prince se soutenait si hautement avec l'archiduc qui dominait, il rendait au roi d'Angleterre ^ et au duc d'York, main-

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