‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 318 sur 538 · ESQUISSE · texte numérisé non relu

ESQUISSE

L'examen de ce manuscrit de la Bibliothèque Nationale ^ ne permet pas de douter qu'il appartienne à l'époque de Meaux. M. Lebarq avait cru pouvoir en fixer la date au 18 juin 1688 -. Mais une indication du troisième point : ce Lettre sur la Croix, » paraît être un renvoi à la Lettre sur Vadoration de la Croix, qui est du 17 mars 1691. Ce discours ne peut donc être antérieur à cette dernière année. Rien ne s'oppose à ce qu'il ait été composé pour le dimanche de la Passion, l®'" avril 1691, ou peut-être pour le 14 septembre, fête de l'Exaltation de la sainte Croix.

Cum exaltaveritis Fil[iu7n^ hom[inis], tune cognoscetis quia ego sum.

(Joan., VIII, 28.)

Élevons donc, etc. ^, afin de connaître Jésus. On voit, par ce qui précède ces paroles, que les hommes ne voulaient point connaître Jésus, et qu'il ne les jugeait pas dignes qu'il se fît connaître. Ils lui demandent : Tu, qtiis es * ? Il l'avait dit cent fois, et il l'avait confirmé par tant de miracles ; ils lui demandent encore : Qui êtes-

1. Entré à la Bibliothèque Nationale en 1889 (n. acq. fr. 6246). — Cf. t. III, p. 75. Il porte pour titre : La Croix.

2. Il y voyait la préparation hâtive d'un discours très touchant, que Bossuet fit ce jour-là, « aux Filles charitables de Crécy sur la croix qu'il tenait entre ses mains». «Après ce discours, toutes les Sœurs, ajoutait le Registre des visites pastorales (Revue Bossuet, 1901, p. 30), sont venues la baiser entre les mains de mon dit Seigneur ; et elle fut déposée et mise aux mains d'une des Sœurs charitables, pour être sur-lechamp arborée sur la porte de leur maison. »

3. Édit. : Élevons donc nos esprits et nos cœurs, afin... — Cela paraît

bien plus explicite que etc. Mais, au fond, cette phrase banale n'est autre chose qu'un contresens. Il s'agit d'élever (( le Fils de l'homme ; » le donc nous reporte évidemment au texte. — Dans les rapides indications pour chacun des trois points, on avait arrangé, complété ou mutilé, traduit ou paraphrasé le texte du manuscrit ; nous avons fait disparaître toutes les interpolations. Nous ne considérons pas comme telle l'insertion daiis une citation latine., des mots du texte nécessaires pour saisir la pensée de l'orateur, qui les avait présents à la mémoire. Toutefois, ici comme ailleurs, nous nous faisons une loi de les placer entre crochets.

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