‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 353 sur 538 · II Cor., Il, 2. t-elle été une tentation pour les · texte numérisé non relu

II Cor., Il, 2. t-elle été une tentation pour les

2. A, L : mes prédications. Visitandines de modifier ce qui était

3. A, L: cette tristesse salutaire... trop précis dans un autre sens.

4. Édit.: de leurs fautes ? Toutefois nous rencontrerons tout

5. N: que j'apelle. — (( Ils étaient à l'heure un passage des plus perbien quinze religieux, tous fort sonnels, qui a été fidèlement reprosavants. » dit Rochard. Leur mis- duit dans leur copie.

sion dura du 27 avril au 4 juin. Ils 7. A, L : dès ce jour.

avaient à leur tête (( le fameux 8. A, L : de celle.

P. Honoré » (le P. Honoré de Can- 9- A, N : et que vous avez tant de

nés). « M. l'évêque, dit le même peine...

témoin, y prêcha bien l'espace de 10. N. -Edit.: pouvez. A : pouvez

quinze jours, et fit faire la com- porter.

munion générale trois fois. )) 11. A, L : je sens vos maux. —

6. Var. : dans le sac et sur la C'était la variante de Deforis. Les se croix. — Texte des éditions. — A, L : rapporte à tant âe misères.

sous la croix. Var. : sur. — N: et sur 1'^- A, N. — Edit. : exagéreriez. —

la croix, pendant la mission qui se On a cru devoir adoucir, par la

prépare et dont j'espère tant de forme conditionnelle. Mais exagérer,

fruits. — Il est bien difficile, sinon au sens latin, ne comportait pas

impossible, de dire quelle est ici la nécessairement l'idée d'inexactitude,

leçon véritable de Bossuet. Peut- H voulait dire entasser, de manière

être la préoccupation de faire de ce à rendre bien apparent,

sermon une pieuse lecture pour la 13. A, N. — Edit. : misères. (( préparation à la Retraite » aura-

ne les guérissent pas ; il faut porter sa pensée à nos péchés, qui nous les attirent.

Voyez ^ ce prodigue, dont nous vous parlions ^ tout à l'heure, réduit à paître un troupeau immonde, et gagnant à peine du pain dans un service si bas et si indigne ^. Il ne se contente pas de dire : Les moindres domestiques de mon père sont ahondamment nourris, et moi, qui suis son fils, je meurs ici de faim * ; car cette plainte stérile n'aurait fait qu'aigrir ses maux, au lieu de les soulager. Il va à la source : il sent que la source de ses maux, c'est d'avoir quitté son père ^, et sa maison où tout abonde ; c'est de s'être contenté des biens qui se dissipent si vite, et qu'il lui avait arrachés, parce que ce père si sage et si bon, qui en connaissait la malignité *^, avait peine à les lui donner. Il dit donc dans ce sentiment : J^irai, je me lèverai ^, et ^. je retournerai vers mon père ; et, non content de le dire d'une manière faible et imparfaite, il se lève, il vient à son père, et il éprouve ^ les douceurs de ses tendres embrassements. S'il s'était contenté de dire : Ah ! que je suis malheureux ! et que, se prenant de ses maux non point à soi-même, mais à Dieu, il eût blasphémé contre le ciel, qu'aurait-il fait autre chose que d'aggraver son fardeau? Mais, parce qu'il a dit dans sa misère : Mon père, j^ai péché contre le ciel et contre vous, et je ne suis pas digne d'hêtre appelé votre fils, il a tout ensemble et effacé son péché, et fini les maux qui en faisaient le châtiment.

Mes bien-aimés, faites-en de même. V^ous voyez tant d'ennemis conjurés de tous côtés contre vous ^" ; ne dites pas, comme faisaient autrefois les Juifs: C'est l'Egypte, ce sont les Chaldéens, c'est l'épée du roi de Babylone, qui nous poursuit ; dites : Ce sont nos péchés cjui ont

1. A, L: Voyons. — Cette leçon, renvoyés en variante dans L. dont on n'indique pas l'origine, est 7. Luc, xv, 18. manifestement défectueuse. 8. Conjonction renvoyée en va-

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