Cinq mots manquant dans A, texte en variante
7nis la séparation entre Dieu et nous ^ ; encore un coup, ce sont nos péchés qui « soulèvent contre nous tant d'ennemis, comme ^ disait saint Grégoire ; le royaume n'en peut plus sous ce faix : Peccatorum nostrorum onerihus premimur, quœ reipublicœ vires gravant '\ » Venez donc gémir devant Dieu, à la voix de ces saints missionnaires qui viennent me seconder et me prêter leurs secours pour vous préparer à la grâce du Jubilé.
Vous me direz : Mais la- grâce du Jubilé^ est donnée pour nous soulager, et relâcher les peines que nous méritons ■' ; par conséquent pour nous donner de la joie, et non pas pour nous plonger dans la tristesse à laquelle vous nous exhortez. Vous n'entendez pas, mes bien-aimés, le mystère de l'Indulgence et du Jubilé, et la nature de cette grâce. Il y a une peine et une douleur que l'Indulgence relâche ; il y en a une autre qu'elle augmente ^ La peine qu'elle relâche, c'est cette affreuse austérité de la pénitence, dont nous devrions porter toutes les rigueurs, après avoir tant de fois péché contre Dieu et outragé son Esprit-Saint ^ Mais il y a une peine que l'Indulgence doit augmenter; et c'est la peine que nous cause le regret d'avoir offensé Dieu. Et pourquoi l'Indulgence vient-elle augmenter cette peine d'un cœur affligé de ses péchés et percé de douleur d'en avoir commis un si grand nombre, si ce n'est, comme dit le Sauveur, que celui à qui on remet davantage doit anssi aimer ^ davantage ^^ ; et qu'en aimant ^^ davantage son bienfaiteur, il doit aussi s'affliger davantage de l'avoir offensé par tant de crimes? C'est donc ainsi que l'Indulgence augmente la peine,
J. is., Lix, 2. (j, Ce membre de phrase ne se lit