‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 514 sur 538 · XXXII. — Des Arts · texte numérisé non relu

XXXII. — Des Arts

Les^ arts ne se profitent pas à eux-mêmes, mais à ceux auxquels ils président. La médecine a pour objet la conservation ou le rétablissement de la santé de ceux qu'elle traite ; l'art pastoral ne tend à autre chose sinon que les troupeaux soient en bon état ; et comme l'art pastoral et les autres arts ne profitent rien d'euxmêmes à qui s'en sert, il a été besoin d'y établir quelque récompense pour ceux qui les exercent. L'art de gouverner est de même ; et il faudrait que les hommes fussent obligés par quelques gages d'accepter le gouvernement, ou sous quelques peines. La peine est d'être soumis aux méchants, qui contraint les bons d'accepter la conduite : de sorte que, s'il y avait une ville où tous les hommes fussent bons, on se battrait, pour ne pas conduire, avec le même empressement que l'on fait

1. I Cor., X, 4. Deforis ne plaçant pas ce fragment, " 2. Deforis, cxxxv. — Nous avons avec les autres extraits d'Aristote, beaucoup hésité avant d'admettre et le manuscrit n'ayant pu être cet article. Le titre en est peu exact, retrouvé, il reste un doute, qui noua car il s'agit de l'art de gouverner, oblige à le conserver, mais, pour et non des arts en général. Le style ainsi dire, sous bénéfice d' inventait assez voir que c'est ici un devoir taire. — La première phrase surtout de Bossuet écolier de philosophie. aurait grand besoin d'être co ntrôlée.

maintenant pour gouverner. Car il n'y a point d'homme assez insensé qui n'aime mieux ^ qu'on pourvoie justement à tous ses besoins que de se faire des affaires en se chargeant de subvenir à ceux des autres.

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