Luc. XXIV, 49. dans la guerre, si on s'y élève autre
4. Première rédaction (effacée) : ment que par les degrés ? Se croit- Parlons simplement et sans figure : on (var. : Est-on) digne de comnous voulons nous élever à l'épis- mander, mais le peut-on sans tout copat ; qu'avons-nous fait étant hasarder, quand on n'a jamais servi prêtres ? Si l'ordre ecclésiastique est sons les autres ? Ou bien...
une milice, comme parlent tous les 5. I Tim., i, 18.
ne demande pas autant de sagesse, autant d'art, autant d'expérience et enfin autant de courage, quoique d'une autre manière, que la milice du monde? Quel spectacle, lorsque ceux qui devaient combattre à la tête ne savent par où commencer, qu'un conducteur secret remue avec peine ^ sa faible machine, et que celui qui devait payer de sa personne paye à peine de mine et de contenance ! O malheur, ô désolation, ô ravage inévitable de tout le troupeau ! Car ignorez-vous cette juste, mais redoutable sentence que Jésus-Christ prononce de sa propre bouche : Si un aveugle mène un autre aveugle, tous deux tomberont dans le .précipice'^? Tous deux, tous deux ^ tomberont; et non seulement, dit saint Augustin ^, r aveugle qui mène, mais encore V aveugle qui suit. Ils tomberont l'un sur l'autre; mais certes l'aveugle qui mène tombe fp. 43] d'auLant plus dangereusement, qu'il entraîne les autres dans sa chute, et que Dieu redemandera de sa main le sang de son frère, qu'il a perdu. Et '', pour voir un effet terrible