‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 74 sur 538 · Rom.. VI, ir. se borne à corriger les inexactitudes · texte numérisé non relu

Rom.. VI, ir. se borne à corriger les inexactitudes

4. Édit. Gazier : Il parle encore... fies anciennes éditions, devait être 5 Rom vr 2 renvoyée dans les notes, car elle est 6. Édit.': Déplorable dépravation formellement effacée au manuscrit.

des chrétiens ! C'est une merveille 7. Var. : triomphe.

(var. : Nous nous étonnons mainte- 8. Yar. : une.

nant) quand ceux qui fréquentent

si, habilement et avec tant d^imperceptibles détours une conduite innocente, à cette fureur d'un jeu ruineux où votre famille change d'état à chaque coup, tantôt relevée pour un moment, et tantôt précipitée dans l'abîme ^: si nous avons renoncé à toutes ces choses et aux autres désordres de notre vie, comment pouvons-nous y vivre, et nous replonger volontairement dans cette horreur? [P. 48] Mais^ procédons par principes : les hommes ne reviennent que par là. Voici donc le fondement que je pose. Quand Dieu daigne se communiquer à sa créature, son intention n'est pas de se communiquer en passant : Mon Père et moi, nous viendrons à eux, dit le Fils de Dieu, et nous ferons en eux notre demeure ^ ; et encore : Le Saint-Esprit demeurera en vous, et il y sera * ; et encore : Qui mange ma chair et hoit mon sang, demeure en moi et moi en lui ^ : une demeure réciproque. En un mot, l'Esprit de Dieu veut demeurer, car il est stable, constant, immuable de sa nature ; il ne veut [p. 49] pas être en passant dans les âmes, il y veut avoir une demeure fixe ; et s'il ne trouve dans votre ^ conduite quelque chose de ferme et de résolu, il se retire, ou, pour vous dire tout votre mal '^ , s'il ne trouve rien de ferme et de résolu dans votre conduite, craignez qu'il ne se soit déjà profondément retiré de

1 . Var. : entièrement abîmée. — vertu de sa résurrection, sans y L'orateur sacrifie ici plusieurs traits: recevoir de la force ! Non, mes (( ... qui. en donnant de faux jours à Frères, il n'en est (var. : n'est) pas une conduite innocente, empoisonne ainsi. La vie chrétienne peut comtous les desseins et toutes les paroles mencer par l'infii-mité; mais qu'on y d'un homme de bien; à cette fureur demeure toujours, et qu'on puisse d'un jeu rnineux {var. :dii jeu), où tous les jours mourir au péché et nous nous jouons des larmes de tous les jours y revivre, c'est un pronotre famille désolée, et du saint dige inouï dans l'Évangile. Mais nom de Dieu que nos pertes nous procédons... ( Var. .-Mais afin d'éta-font blasphémer. » blir — de pénétrer jusqu'au fond

2. Première rédaction, (effacée) : une vérité si essentielle au christia- Toute l'Eglise tremblait et les apô- nisme, et sur laquelle on fait si peu très frémissaient quand ils voyaient de réflexion, voici le fondement que ces rechutes que nous croyons main- je pose...).

tenant avoir excusées en les nom- 3. Joan., xiv, 23.

mant des fragilités: comme si la fra- 4. Joan., xiv. 17.

gilité, qui est la plus grande de nos 5. Joan., vi, 57.

maladies, n'avait point de remède 6. Var. : notre. — Tout ce passage

dans l'Evangile {var. : la religion — était d'abord en première personne

doctrine) de Jésus-Christ; ou qu'on 7. Var. : pour Mire tout notre

pût fréquenter les saints sacrements mal,... craignons...

dans lesquels il a fait couler la

VOUS, et que vous ne soyez celui dont il est écrit : Vous avez le nom de vivant, et vous êtes mort ^. Ne dites pas que ce n'est que fragilité; car, si la fragiliié, qui est la grande maladie de notre nature, n'a point de remède dans l'Évangile, Jésus-Christ est mort et ressuscité en vain ; en vain il ^ emploie à vous convertir, comme dit saint Paul, la même vertu par laquelle il a été ressuscité, une vertu divine et surnaturelle ^. Et croire qu'on prenne toujours dans les sacrements une vertu miraculeuse et toute-puissante on demeurant toujours également faible, de sorte qu'on puisse toujours mourir au péché, et toujours y vivre, c'est une erreur manifeste. Ce n'est pas que je veuille dire qu'on ne puisse perdre la grâce recouvrée, et même la [p. 50J recouvrer plusieurs fois dans le sacrement de Pénitencee. Il faut détester ^ t©us les excès : celui-ci est rejeté par toute

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