Ps. ex XXV, r. étaient ses disciples, comme lui-mê
2.Hincm., De divorf. Loth. et me l'était de saint Jean l'évangéliste.
Teutb. (t. I, p. 561). 4. Dérivé du ffrec s,\pr\\r\, paix.
3. Non que ce saint martyr ait o.Euseb., Hist. eccles., lib. Y,
gouverné aucune Eglise dans les cap. m.
Gaules ; mais saint Pothin et saint 6. Euseb. Hist. eccles., lib. Y, cap.
Irénée. qui vont être nommés, xxill, xxiv.
saint Irénée a prononcé cet oracle révéré de tous les siècles ^ : Quand nous exposons la tradition que la très grande^ très ancienne et très célèbre Église romaine, fondée par les apôtres saint Pierre et saint Paul, a reçue des apôtres et qu^elle a consercée jusqu'à nous par la succession de ses évêques, nous confondons tous les hérétiques, parce que c^est avec cette Église que toutes les Églises et tous les fidèles qui sont par toute la terre doivent s\tccorder, à cause de sa principale et excellente principauté, et que c'est en elle que ces mêmes fidèles répandus par toute la terre ont conservé la tradition qui vient des apôtres.
Appuyée sur ces solides fondements, l'Église gallicane a été forte comme la tour de David. Quand le ])erfide Arius voulut renverser, avec la divinité du Fils de Dieu, le fondement de la foi prêchée par saint Pierre, et changer en création et en adoption la génération éternelle de ce Fils unique, cette superbe hérésie soutenue par un empereur ne trouva point de plus grand obstacle à ses progrès que la constance et la foi de saint Athanase d'Alexandrie et de saint llilaire de Poitiers; et, malgré l'inégalité de ces deux sièges, les deux évêques furent égaux en gloire comme ils l'étaient en courage.
Pour perpétuer cette gloire de l'Église gallicane, le célèbre saint Martin fut élevé sous la discipline de saint Hilaire ; et cette Église, renouvelée par les exemples et par les miracles de cet homme incomparable, crut revoir le temps des apôtres, tant la providence divine fut soigneuse de réveiller parmi nous l'ancien esprit et d'y faire revivre les premières grâces.
Quand le temps fut arrivé que l'Empire romain devait tomber en Occident et que la Gaule devait devenir France, Dieu ne laissa pas longtemps sous des princes idolâtres une si noble partie de la chrétienté ; et voulant transmettre aux rois des Français la garde de son Église qu'il avait confiée aux empereurs, il donna non seulement à la France, mais encore à tout l'Occident un nouveau Constantin en la personne de Clovis. La
l.S. Tren., lib. III contra Hœres., cap. m.