‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 98 sur 538 · Conc. Franco/., can. l (p. 193). royal · texte numérisé non relu

Conc. Franco/., can. l (p. 193). royal

4. Ihkl.^ Epist. Car. Magn. (p. ^.Conc. Francof., Eput. Car. 1«8). Jic?;^n. (p. 188, IW.)

confié^ aux évêques par les apôtres. Car c'est aussi à cette unité qu'il est dit : Qui vous écoute m'écoute ^ ; et encore : Les portes d'enfer ne prévaudront point contre elle^ ; et encore: Vous êtes la lumière du monde"^ ; et encore : Dites-le à VÉglise, et, s'il n'écoute pas l'Église, qu'il vous soit comme un gentil et un puhlicain ^ ; et encore, pour me servir du même passage qui est ici allégué par Charlemagne : Je serai toujours avec vous jusqu'à la consommation des siècles \ Ce grand prince, soumis le premier à cette règle, ne craint plus après cela de condamner les hérétiques comme déjà condamnés par l'autorité de l'Église, et le jugement du Saint Siège et du concile de Francfort devint le sien.

Est-il besoin de raconter ce que Charlemagne, à l'exemple du roi son père, fit pour la grandeiu- tem^ porelle du Saint Siège et de l'Église romaine? Qui ne sait qu'elle doit à ces deux princes et à leur maison tout ce qu'elle possède de pays? Dieu, qui voulait que cette Église, la mère commune de tous les royaumes, dans la suite ne fût dépendante d'aucun royaume dans le temporel, et que le siège où tous les fidèles devaient garder l'unité, à la fin fût mis au-dessus des partialités que les divers intérêts et les jalousies d'État pourraient causer, jeta les fondements de ce grand dessein par Pépin et par Charlemagne. C'est par une heureuse suite de leur libéralité que l'Église, indépendante dans son chef de toutes les puissances temporelles, se voit en état d'exercer plus librement pour le bien commun et sous la commune protection des rois chrétiens cette puissance céleste de régir les âmes, et que, tenant en main la balance droite au milieu de tant d'empires souvent ennemis, elle entretient l'unité dans tout le corps, tantôt par d'inflexibles décrets, et tantôt par de sages tempéraments.

L'empire sortit trop tôt d'une maison et d'une nation si bienfaisante envers l'Église. Rome eut des maîtres fâcheux, et les Papes avaient tout à craindre, tant des empereurs que d'un peuple séditieux. Mais ils trou-

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