IV. J'ai dit : « supposé que ces choses ne puissent pas lui
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être irtiwement miieB, > parée que je prétends, oomme on terra par la 8ui)e, que féteiidiie inteOigible, les nombres, rinfini, en on mol, tontes les naiurês mmuableê que Dieu lenfarme dans rimmensîté et la ampUdté de sa substance infimmenl infinie, peuvent, sans idée, s'onir à Tftme, de maniète qu'elle les contemple. Je prétends même qu'on ne eoonatt les créatures que par le moyen de cette substance divine el intelligible dans laquelle Dieu même les voit.
y. A regard des objets sensibles, je prétends, cbapitre 4*^ de la demièrae partie du troisième livre, que nous ne pouvons les apercevoir, si leurs idées (je n!examine point encore ce que c'est qu'idée) a ne viennent ou de ces objets, ou que « notre âme ait la puissance de les produire , ou que Dieu « les ait produites avec elle en la créant, ou qu'il les pro- « duise toutes les fois qu'on pense à quelque objet , ou que « l'âme ait en elle-même toutes les perfections qu'elle voit « dans ces corps, ce qui revieni au sentiment de M. AmaM, « ou enûn qu'elle soit unie avec un Être tout parfait et qui « renferme généralement toutes les perfections des êtres « créés.»
VI. M. Amauld, page 33, rapporte aussi cette énwmèrih' tUm des manières dont on peut voir les objets sensibles, et il iq(rate : « Si ces prétendus êtres représentatifs des corps n'étaient pas de pures chimères, j'avouerais sans peine qu*il faudrait qu'ils se trouvassent dans notre esprit par quel~ qu'une de ces cinq manières. Mais, comme je suis persuadé qu'il n'y a rien de plus chimérique, j'ai le dernier étonnement que notre ami , qui a détruit tant d'autres chimères, ait pu donner dans celle-ci. »
VU. Ainsi, selon M. Amauld , mon analysa ou madivi- •ion est exacte, et il convient, page 407, « que les quatre premières n'ont aucune apparence de vérité, »et, parconaé* quent, il est nécessaire que la cinquième soit véritable, el que tout l'ouvrage de M. Arnaukl se renverse, supposé que
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je prouve ta néoeaaité des idée$ différentes dm modaliiéê re* prk^iatives qu'il a découvertes, quoiqu'il n'y ait personne au monde qui n'en sache sur cela autant que lui, comme on verra dans la suite; car voici son sentimeat.
vni. Il prétend qu'afln que Tesprit aperçoive tel ou tel
objet, il suffit qu'il soit modifié de telle ou telle manière.
« Les vraies modifications, dit«il, ne se pouvant ooncevoir
sans concevoir la substance dont elles sont modifications ; si
ma nature est de penser, et que Je puisse penser à diverses
choses dans changer de nature , il faut que ces diverses pen»
sées ne soient que différentes modifications de la pensée qui
fait ma nature ; » et il croit que son opinion est si claire et si
certaine, qu'il trouve qu'il est c ridicule de demander d*où
vient que notre esprit aperçoit les objets Y Ceux, dit-il, qui
ne veulent pas voir ce que c'est qu'apercevoir les objets, je
ne sais pas comment le leur faire mieux entendre qu'en leur-
(lisant que la nature de l'esprit est de les apercevoir. » le
pense qu'il n'y a point d'homme qui n'en pût dire autant
que lui.
IX. M. Arnauld ne met donc point de dififérence entre les perceptions de l'àme, en tant que fnodaiiiés de sa substance, et les idée$ des objets; il prend la perception et Vidée pour une môme chose, page 36 ; en un mot, selon lui, page 37, a toutes nos perceptions sont des modalités essentiellement représentatives. » Il regarde enfin le sentiment de ceux qui prétendent qu'outre la modification de l'âme, il est nécessaire qu'il y ait une idée différente de la même modification , afîn que cette modification soit perception de quelque chose, comme un préjugé dans lequel il croit que les philosophes ont donné sur de sottes raisons (chap. 2], et « que l'auteur io la Recherche de la Vérité les ait reçues aussi bien qu'eux (ans autre examen ; rien , en vérité , n'est plus étonnant, d Zie sont ses paroles.