‹ Œuvres philosophiques de Antoine Arnauld;Chapitre 143 sur 159 · CHAPITRE XVII. — Réponse au quinzième chapitre · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII. — Réponse au quinzième chapitre

I. Voici comme débute M. Arnauld dans son chapitre 45 : « On vient de voir, dit-il , dans le chapitre précédent, que rien n'est plus inintelligible que cette étendue intelligible infinie, que cet auteur a inventée pour nous donner moyen de voir les choses en Dieu ; s'étant persuadé sur de faux principes, que nous ne pouvons voir autrement aucun des objets qui sont hors de nous. Mais ce qui n'est pas moins étrange, est qu'il ait si mal rencontré dans ce prétendu moyen de voir les choses en Dieu , qu'en lui accordant tout ce qu'il suppose, il est impossible que cette étendue intelligible infinie, dans laquelle il prétend que nous devons voir toutes choses , nous soit un moyen d'en voir aucune de toutes celles que nous ne connaîtrions pas , et que nous voudrions connaître.

« Je commence, contioue-t-il, par les nombres^ car il les met entre les trois choses que nous ne voyons qu'en Dieu , parce que nous les voyons par lumière , et par une idée claire. Je voudrais bien savoir quel est le nombre , qui , étant divisé par 28, il reste 5; par 49, il reste 6; et par 15, il reste 7. C'est-à-dire que je voudrais bien savoir le nombre de la période julienne qui a ces trois caractères , cinq du cycle solaire, six du nombre d'or, et sept de l'indiction. A quoi, je vous prie, me pourrait servir, pour connaître ce nombre, retendue intelligible infinie unie à mon âme? Me dira-t-on que tous les nombres y sont? etc. » Il prouve ensuite qu'on ne peut pas rencontrer ce nombre dans Vétendue intelligible ; ce qui ne lui est pas fort difficile, comme vous pouvez juger. Et après s'être un peu diverti par le ridicule de cette pensée, il revient et dit : « Mais peut-être aussi que cette étendue tntelligible n'est que pour les corps? etc. »

RÉPONSE. — II. Sur quoi. Monsieur, je vous demande s'il est seulement vraisemblable que M. Arnauld ait lu ce qu'il critique, dans le dessein de l'entendre et d'éclaircir la vérité?

378 BflPONSE DE MALliBBANCUE

Je distingue dans l'endroit qu*il cite, entre connaitie par lumière et connaître par sentiment, et je mets les nombn» entre les choses qu'on connaît par lumière , ou par une idée claire , parce que je vois évidemment par Vesprit , et non par les sens, les vérités de Tarithmétique. Quel sujet cela peut-il donner de croire que j*ai cette folle pensée, qu'on découvre les nombres dans ï étendue intelligible, ou dans Vidée des corps? N'ai-je pas toujours marqué que Tesprit ne pouvait connaître les corps en eux-mêmes? Et n'eslK^ pas toujours pour cela que j'ai voulu qu'on les vit par l'étendue intelligible qui est leur idée? Ai-je dit quelque part, que les nombres n'étaient pas intelligibles par eux-mêmes, et qu'iL fallait de l'étendue intelligible , ou quelque autre idée , pour les représenter à Tesprit? Mais, d'un autre côté, si M. Amauld o*a pas pu croire qu'effectivement j'aie avancé cette extravagance, par quel principe d'honnêteté et de morale a-t-il pu me l'attribuer? £st-il permis de dire d'un homme que c'est un sot, le traiter comme tel, et le faire passer pour tel dans l'esprit des simples, pourvu qu'on dise ensuite que peut^tre il ne l'est pas? Il faut donc que M. Amauld n'entende nullement ce qu'il critique , ou n'ait aucun dessein de me rendre justice. Vous le verrez, Monsieur, encore plus claii^ment par l'histoire qu'il rapporte dans ce même chapitre. Il était dans sa gaie humeur; il voulait se réjouir à mes dépens. Mais j'appréhende qu'il ne devienne.à son tour le sujet de la raillerie.

III. a Un excellent peintre , dit-il , qui avait autrefois bien étudié , et qui était aussi habile en sculpture , avait un si grand amour pour saint Augustin, que s'entretenant un jour avec un de ses amis , il lui témoigna qu'une des choses qu'il souhaiterait plus ardemment serait de savoir au vrai, si cela se pouvait , comment était fait ce grand saint. Car vous save?, lui dit-il, que nous autres peintres désirons passion nénueot d'avoir les visages au naturel des personnes que nous aimons. Ot ami trouva comme lui cette curiosité fort louable ; et u

lui promit de chercher quelque moyen de le contenter sur cela. Et soit que ce fût pour se divertir, ou qu'il eût eu quelque autre dessein , il fit apporter le lendemain chez le peintre un grand bloc de marbre , une grosse masse de fort belle cire , et une toile pour peindre ( car pour une palette chargée de couleurs et de pinceaux , il s'attendit bien qu'il y en trouverait). Le peintre, étonné, lui demande à quel dessein il a fait apporter tout cela chez lui. C'est , lui dit-il , pour vous contenter dans le désir que vous avez de savoir comment était fait saint Augustin ; car je vous donne par là le moyen de le savoir. Et comment cela , repartit le peintre ? C'est , lui dit son ami , que le véritable visage de ce saint est certainement dans ce bloc de marbre , aussi bien que dans ce morceau de cire : vous n'avez seulement qu'à en ôter le superflu , ce qui restera vous donnera une tète de saint Augustin tout à fait au naturel ; et il vous sera aussi bien aisé de la mettre sur votre toile , en y appliquant les couleurs qu'il faut. Vous vous moquez de moi, dit le peintre; car je demeure d'accord que le vrai visage de saint Augustin est dans ce bloc de marbre et dans ce morceau de cire ; mais il n'y est pas d'une autre maaière que cent mille autres. Comment voulez-vous donc qu'en taillant ce marbre pour en faire le visage d'un homme, et travaillant sur cette cire dans ce même dessein , le visage que j'aurai fait au hasard , soit plutôt celui de ce saint que quelqu'un de ces cent mille, qui sont aussi bien que lui dans ce marbre et dans cette cire ? Mais quand par hasard je le rencontrerais , ce qui est un cas moralement impossible , je n'en serais pas plus avancé; car ne sachant point comment était fait saint Augustin, il serait impossible que je susse si j'aurais bien rencontré ou non. Et il en est de même du vidage que vous voudriez que je misse sur cette toile. Le moyen que vous me donnez pour savoir au vrai comment était fait saint Augustin est donc tout à fait plaisant ; car c'est un moyen qui suppose que je le sais , et qui ne me peut servir de rien si je ne le sais.

(( Il semblait que Fami n'eût rien à répliquer à cela. Mais comme ce peintre est fort curieux, il lui demanda s'il n'avait point le livre de la Recherche de la Vérité. Il l'avait , il l'alla quérir , et le mit entre les mains de son ami , qui l'ayant ouvert à la troisième objection contre ce qui a été dit dans l'Éclaircissement sur te nature des idées, reprit le discours en ces termes : Vous vous étonnez de l'invention que je vous ai donnée pour vous faire avoir le visage de saint Augustin au naturel ; je n'ai fait en cela que ce qu'a fait l'auteur de ce livre pour nous faire avoir la connaissance des choses matérielles, qu'il prétend que nous iie pouvons connaître par elles-mêmes, mais seulement en Dieu ; et la manière dont il dit que nous les connaissons en Dieu , est par le moyeu d'une étendue intelligible infinie que Dieu renferme. Or je ne vois point que le moyen qu'il me donne pour voir dans cette étendue une figure que j'aurais seulement ouï nommer, et que je ne connaitraid point, soit différent de celui que je vous avais pro- . posé pour vous faire avoir le visage de saint Augustin au naturel. Il dit que comme mon esprit peut apercevoir une partie de cette étendue intelligible que Dieu renferme , il peut apercevoir en Dieu toutes les figures , parce que toute étendue intelligible finie est nécessairement une figure intelligible. Ceel aussi ce que je vous ai dit , qu'il n'y a point de visage d'homme qu'on ne puisse trouver dans ce bloc de marbre en le taillant comme il le faut. Mais il est moins nécessaire de connaître cette figure ( que j'ai supposé que je ne connaissais pas), pour prendre une partie de cette étendue intelligible, et la borner par mon esprit comme il faut qu'elle le soit, afin que celte figure en soit le terme; que vous avez cru avec raison qu'il était nécessaire de connaître le vrai visage de saint Augustin pour le faire apercevoir dans ce marbre et dans cette cire, où il n'est pas moins caché que chaque figure dans cette étendue intelligible. En quoi est-ce donc que son invention vaut mieux que la mienne; que je ne doute point qu'en votre âme vous n'ayez traitée

A M. ARNAIILD. 381

(le ridicule, quoique vous n'ayez pas voulu user de ce mot?

« Il fait aussi entendre que mon esprit peut voir dans toute étendue intelligible, tout corps sensible que je ne connaîtrais pas, et que j'aurais besoin de connaître , en attachant la couleur, ou quelque autre qualité sensible à une partie de cette étendue intelligible.

« Mais il faudrait pour cela que je connusse ce corps sensible , afin d'appliquer à une partie de l'étendue une couleur convenable ; car si j'appliq^iais une couleur rouge à cette partie de l'étendue, ce ne serait pas le moyen d'y voir un objet sensible qui ne pourrait être que vert. C'est donc la même chose que ce que je vous disais, que vous n'aviez qu'à appliquer sur votre toile les couleurs nécessaires pour y former le visage de saint Augustin , et qu'il ne tiendrait qu'à vous d'en avoir par là un portrait parfaitement ressemblant; car vous avez eu raison de me dire qu'il faudrait pour cela que vous sussiez comment était le visage de saint Augustin , et que votre peine était de ne le pas savoir.

« Enfin, comme il n'a pu ignorer que les lignes courbes, d'où dépend la connaissance des figures curvilignes , ne se peuvent ordinairement bien concevoir qu'en considérant le mouvement par lequel on les décrit ; il a voulu que l'on pût aussi apercevoir le mouvement dans son étendue inielUqible infinie , parce que l'on ne peut concevoir qu'une figure d'étendue intelligible puisse tourner sur son centre ou s'approcher successivement d'une autre. Mais comme chaque figure ou chaque ligne courbe se trace différemment , et qu'autre est le mouvement par lequel se trace une hyperbole , et autre celui par lequel se trace une ellipse ; comment pourrai-je voir dans cette étendue intelligible immobile, le mouvement particulier qui est nécessaire pour trouver une ellipse, ni comment elle se trace? N'estrcedonc pas supposer que je connais par ailleurs c^ue par cette étendue intelligible, ce que Ton voudrait que je ne pusse savoir que par cette étendue intelligible? Prenez

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donc votre parti : ou ne vous moquez point de mon invention , ou ne faites pas plus d'état de celle de cet auteur, d'ailleurs si habile, que de la mienne. La conversation finit de la sorte, et le peintre ne fut pas fAché qu'on lui eût ouvert les yeux sur cet endroit de la Recherche de la Vériié, qu'il avait lu autrefois avec respect , et qu'il n'avait osé approfondir, le croyant trop mystérieux et trop haut pour lui. »

RÉPONSE. — IV. Voilà , Monsieur, la parabole de M. Arnauld, et l'application qu'il en fait. Je reçois cette histoire, mais voyons si son application est heureuse. Je n'examiDc pas s'il sied bien à la gravité d'un vieux docteur , d'habiller en ridicule ceux qu'il appelle ses amis. Je veux croire que le peintre de la fable était aussi sculpteur, puisqu'on lui donne un bloc de marbre pour y tailler une tète ; cela ne me regarde pas. Mais comme ce sot peintre, c'est moi-même, et Fami du peintre, M. Arnauld, qu'il me soit permis de parler par ma bouche et non par celle d'un ami piqué , qui me fait à tous moments dire des extravagances pour contenter son chagrin.

V. Je réponds donc en la personne du peintre, et je dis a mon ami : Ne vous moquez pas, Monsieur, vous n'entendez pas le sentiment de l'auteur de la Recherche de la Vérité, ou vous ne lui rendez pas justice. Lisez l'endroit même que vous citez , et vous verrez que la question n'est pas de Yorigifw , mais de la nature des idées des choses matérielles. L'auUur n'examine pas là comment l'esprit a le pouvoir de connaître les corps dans l'étendue intelligible ; mais il prouve que l'étendue intelligible peut représenter les corps. Car, pour me servir de votre comparaison , de même qu'on peut faire une tête ou quelque figure que ce soit, d'un bloc de marbre ; on peut voir toutes sortes de corps ou de figures dans l'étendue intelligible. Cette application est juste et éclaircit ce que vous voij> lez obscurcir.

VL L'auteur de la Recherche de la Vérité prétend que Dieu voit les corps par les idées qu'il en a , lesquelles idées son: re«senco de Dieu même, selon le sentiment ordinaire. «»r

tant qu'elle est participée par sa créature corporelle. Il pré* tend que l'étendue intelligible , idée de tous les corps , ne se trouve qu'en Dieu, parce qu'on ne peut pas dire que l'idée que l'ame a des corps, soit l'âme même en tant qu'elle est partici* pée parles corps; car l'âme est un être particulier qui parti* cipe à l'Être universel, mais duquel nul être ne participe. Ainsi, lame ne voit point dans ses propres modalités les ouvrages de Dieu , mais dans l'idée même dans laquelle Dieu les voit, c'est-à-dire dans la raison universelle qui renferme ces idées. VII. Le même auteur prétend encore, que c'est par la couleur que l'étendue intelligible devient sensible, et est déterminée à faire' voir un visage, et tel visage. Lisez seulement l'endroit même que vous citez. Ainsi, comme dans la liecherche de la Vérité, il a dit en plus de cent endroits qu'il ne dépendait pas de nos volontés, mais des lois de l'union de rame et du corps , de voir des couleurs , ou d'être frappé de quelque sentiment que ce puisse être , vous ne lui rendez pas justice , en me demandant à moi , que je représente par mes couleurs un visage que je n'ai jamais vu. Vous n'êtes pas non plus fort équitable , lorsque vous m'offrez ce bloc de marbre pour en faire la tète de saint Augustin , qui est une figure dont on ne peut avoir de connaissance que par ses sens : et vous ne trouverez rien dans tout le livre de la Becherche de la Vérité, qui donne le moindre sujet à votre raillerie. En un mot, voulez- vous que je vous le dise en ami? vous raillez si mal à propos , que vous vous rendez ridicule. VIII. Ne vous fâchez pas, je vous prie; mais plutôt, Mon* sieur, prenez garde que vous vous trompez encore , de croire que pour concevoir quel est le mouvement propre à tracer une ligne courbe , il faut déjà la connaître ; car il n'en est pas de même des vérités nécessaires que des faits, et des sciences ({ue des histoires. Il faudrait avoir vu le visage de saint Augustin , pour savoir comment il était fait. Mais pour former des lignes géométriques, et en découvrir les propriétés, il ne faut que consulter l'étendue intelligible , et contempler les

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rapports exacts qui sont entre les grandeurs. Si , par exemple , une ligne droite et un point étant donnés immobiles sur un plan , je veux m'im^giner qu'un autre point quelconque se meuve sur ce plan , en conservant toujours le même rapport de distance à ce point et à cette ligne immobiles; alors j'aurai les trois lignes parabole, hyperbole et ellipse, san$ que j'en aie jamais ouï parler. La parabole , si le point nvh bile est pris d'une distance égale entre la ligne et le point immobiles : l'hyperbole , s'il est pris plus procho de la ligne que du point: et l'ellipse, s'il est pris plus proche du point que de la ligne. C'est ainsi qu'en examinant d'abord les ra(>- |M)rts les plus simples dans retendue intelligible , on vient peu à peu à découvrir les vérités les plus composées de la géométrie , et même de la physique , pourvu qu'on y joigne les faits . à cause de l'obscurité qui naît de la combinaison des rapports. C'est ainsi à l'égard des nombres , qu'on apprend peu à peu à faire les opérations nécessaires pour en découvrir les rapports; et qu'en multipliant 15 par 19, et leur produit par 28 , on a ce qu'il a plu aux hommes d'apiie- 1er la période julienne, qui a les usages qu'on sait dans la chronologie.

IX. Ainsi nos désirs, nos volontés, notre attention a I» contemplation des nombres et de l'étendue , sont les caw^*? occasionnelles qui produisent la lumière dans l'esprit. C'est . comme dit fort bien l'auteur de la Recherche de la Vérilè, \» prière naturelle par laquelle on mérite d'être éclain^ de U lumière de la vérité. Et vous ne prenez nullement sa pensitH^ . lorsque vous dites qu'il est inutile de \ouloir penser à uti^^ ellipse pour la découvrir dans l'étendue intelligible , si on nt la connaît déjà. Car il est évident, qu'ayant l'idée de l'étendue il ne dépend que de nous de nous appliquer à en considen les rapports. Mais il faut toujours commencer par les pi « simples, selon la méthode que l'auteur même donne à > sixième livre de la Recherche de la Vérité. Voilà ce que pourrait répondre un homme que M. Aroa'.

ne ferait pas sottement parier. Mais il faut que je n'aie pa^î (le sens commun à quelque prix que ce soit. Examinez, je vous prie , le reste de ce chapitre 4 5 de M. Arnauld , et prenez garde à ceci.

X. Je n'ai dit nulle part, que j'étais l'auteur des idées particulières qui se forment de l'étendue intelligible , mais seulement , que je pouvais désirer de connaître distinctement ce que je ne sais que confusément ; que je pouvais désirer, pour ainsi dire , de voir de près ce que je ne vois que de loin ; et que le mouvement par lequel l'esprit s'approche des idées particulières , ou plutôt que la cause occasionnelle de la présence des idées, c'est l'attention. Le sentiment intérieur qu'on a de soi-même prouve cette vérité ; et il est facile de reconnaître que c'est là le principe de la liberté.

XI. Or ce sentiment est bien différent de celui de M. Arnauld , ou de ceux qui pensent que l'esprit a la faculté do former ses idées : et le raisonnement que je fais contre son sentiment ne touche nullement le mien. Il suflSt de connaître confusément quelque chose , pour désirer et mériter par le travail de l'attention de la connaître clairement, en conséquence des lois qui unissent l'esprit avec la raison. Mais il ne suffit pas d'avoir une idée confuse ou générale, pour en pouvoir former une distincte ou particulière ; car on ne peut mieux faire que son exemplaire. Cela est visible ; cependant M. Arnauld croit bien répondre lorsqu'il me rend les objections que je lui fais, ou à ceux qui veulent que l'âme ait le pouvoir de se former les idées des choses ; et il est si content de lui-même à cet égard , qu'il conclut son chapitre en ces termes : « Je serais fort surpris , Monsieur, si on me peut iTionlrer, que ce qu'il dit est concluant contre ceux qu'il combat , et que ce que je dis à son exemple , ne le soit pas encore plus contre lui-même. »

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