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« de plus de ceux de causes ^ ^ action ^ de relation « et de ressemblance y et de plusieurs autres termes « généraux , que les notions vraies et fécondes de- « meurent absolument cachées à la plupart des es- « prits. » — «On sentira toute l'importance des « recherches sur la nature de ces notions , en étu- « diant la manière dont je considère la notkm de a substance , notion si féconde que toutes les véri^ « tés premières sur Dieu , sur les esprits , sur la « nature des corps , découlent de cette source. Pour cr donner dès à présent quelque avant-goût de ces « recherches , je dirai que la notion de ce que les <K Français appellent force (virtualité, les Alleniands et krafft)y dont l'explication est l'objet d'une science a particulière que j'appelle dynamique ^ est nécesce saire et indispensable pour éclaircir la vraie notion K de substance ; car la force active diffère de la puis* a sance nue reconnue par les scolastiques , en ce « que la puissance active ou ]a fsK^lté n'est autre oc chose que la possibilité prochaine d'agir , qui a « besoin d'une excitation étrangère ou d'un stimua lus pour être mise en action , ou pour passer à a V acte y tandis que la force active, l'entéléchie, a contient l'acte en elle-même et tient un certain « milieu entre la faculté d'agir et l'action effectuée ; « elle enferme Veffbrt et ainsi se porte par elle- '« même à l'action sans avoir besoin de secours etranr V ger , pourvu seulement que tout obstacle soit « écarté. Nous avons uite sorte d'exemple de cette i< force active dans un grave qui tend la corde à la-
DE MAUPERTUIS ET DE TtJRGOT. SSq
<c quelle il est suspendu , ou dans Tare qui est bandé. « En effetj quoique l'on puisse et qu'on doive même a expliquer mécaniquement la grai^ité ou la force « élastique par le mouvement de Téther, cependant c( la dernière raison du qiouvement de la matière ce est Mw^ force imprimée dans toutes les parties de a la création , qui est inhérepte à chaque corps , a mais qui est diversement limitée ou contrariée (( dans la nature par le conflit de tous les autres. Il « n'y a donc point de substance passive; et pas plus ce la matière que l'esprit ne cesse jamais d'agir. Ceux tf qui ont donné l'étendue pour essence à la matière « ont donc embrassé une erreur. » (Leibnitz, édit. Dutens, tome II, pages 18-19-ao. )
Ce passage renferme toute une théorie psychologique fondée sur la distinction des facultés passives et actives.
L'âme réduite aux facultés passives j ou aux sensations , n'est qu'une puissance nue j une faculté , qui a besoin d'être exercée ou mise en action par des causes étrangères, n'ayant pas en elle-même le principe de ses modes ou opérations.
L'âme douée de facultés actives est une force active qui enveloppe l'effort, conatum involvit^ et se porte d'elle-même au mouvement sans secours étranger lorsque l'obstacle qui la retenait est enlevé , etc. On parvient à l'origine des idées et des notions, ou à une science qui a tous ses principes dans la nature même de l'âme active par essence.
Les premières sensations musculaires, déterminées par l'appétit ou Imstinct du besoin , ne sont . pas encore des idées.
Lorsqu'elles sont répétées hors de l'instinct par le principe de motilité spontanée, la détermination qui en résulte dans le centre moteur ou dans l'âme est une image.
Mais quand l'âme vient à reproduire ces mêmes sensations librement et avec un effort sentie elle a la perception du mouvement dont elle est cause.
Cette idée renferme trois éléments qui ont ^itre eux des rapports nécessaires.
1^ La sensation musculaire ; a® l'étendue du corps propre où elle se rapporte ; 3** le pouvoir de feire naître et de répéter la méihe sensation. De ces trois éléments , le dernier seul est compris dans le sens intime de l'existence, ou le constitue ; car le moi se sent comme une force, une énergie, un pouvoir d'agir, et non pas comme une simple faculté pas* sive, vertu sentante ou capacité de recevoir des impressions, car cette vertu, cette capacité n'est qu'une abstraction quand on la considère hors de son exercice effectif, ou de l'impression déterminée qui l'actualise; tandis que la force active, l'énergie et le pouvoir, se sjent immédiatement comme l'existence , ' alors même qu'elle n'est pas déterminée à telle action particulière, comme la gravité croît toujours sur la pierre immobile suspendue à une corde , etc.
L'aperception de l'idée du mouvement volontaire