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sentant et pensant; si l'on peut y changer, sans inconvénient , la valeur réelle du principe de eau* salitéy ou celle des titres qui l'expriment; si, confondant la passion avec Y action ^ on ne doit considérer la cause ou force productive de certains faits ou actes intérieurement perçus, que dans ses résultats objectifs 9 et la traiter elle-même comme une inconnue qu'il faut éliminer, ou qu'on peut négliger dans l'observation et la déduction des faits de cet ordre; enfin, si la méthode d'obsei^er, de classer, d'analyser, peut être absolument la même dans son but, sa dii^ction et ses moyens, lorsqu'on passe de la science des idées qui représentent des objets au dehors, à celle des modifications ou des actes qui concentrent le moi dans ^spropres limites. Mais, avant d'arriver à cet examen qui rentre pleinement dans la question proposée, nous avons besoin de nous arrêter encore sur 1^ valeur donnée ai|x mêmes Xj&cixy^facultés ^ forces ^ etc., dans la physiologie ou la science particulière des phénomènes que présentent les machines organisées vivantes. Nous espérons nous rappprocher ainsi de plus en en plus du sujet principal de nos recherches.
BBS NOTIONS G^iNÉBALES DE faCuUéS DANS LA PHYSIOLOGIB
EN PABXICULIBB.
Plus compliquée dans ses recherches,, plus ob* scure dans son objet, plus bornée et plus incertaine dans ses moyens de connaître , la phyâologie n'en devait pas moins suivre , à son tour, la grande impulsion communiquée par le réformateur à toutes les sciences naturelles. Ceux de ses disciples qui s'attachèrent à cette branche intéressante des connaissances humaines^ trouvèrent là surtout une multitude de causes occultes ou de principes mystérieux à éloigner, de notions vagues à refaire, de suppositions arbitraires à vérifier, presque tous les matériaux ou faits réels à découvrir et à her.
Ecarter d'abord l'idée obscure de toute cause première de la vie (de toute entéléchie) pour ne voir que des propriétés organiques manifestées à l'observation, ou découvertes par une suite régulière d'expériences ; comparer ces propriétés entre elles dans leurs sièges naturels ; de ces propriétés permanentes et sensibles données comme signes^ passer par induction ou analogie à un ordre de fonctions qui demeurent cachées dans l'intérieur de l'être vivant, où l'œil ne peut plus atteindre ; des rapports de ces diverses fonctions entre elles, et de leur correspondance dans une vie commune; s'élever enfin
à la notion de ce qu'on peut nommer une cause j un principe ou une faculté y mais qui n'est encore qu'un Jait général complexe , résumé de tous les phénomènes particuliers observés ou déduits... Telle a été à peu près la marche des physiologistes dans la réformation de leur science : c'est ainsi que le terme sensibilité est devenu l'expression des propriétés les plus générales des corps vivants, et tient, parmi Içs phénomènes de la matière organisée, la place de ¥at' traction dans les lois de la matière morte.
Mais le même signe général, sensibilité y est susceptible encore de recevoir ici deux ou trois valeurs différentes. Et d'abord , en vertu de cette pente naturelle qui entraîne toujours l'esprit vers la notion obscure de quelque cause qu'il réalise hors de lui, ce terme peut exprimer la force 'individuelle unique , qui produit ( par une activité supposée et non sentie) dans l'ensemble des organes ou dans chacun d'eux , ces phénomènes multiples que l'analogie détermine à réunir sous un signe commun. Mais cette valeur individuelle, que l'on renonce à déterminer en elle-même, n'entrera que le moins possible dans les formules scientifiques , où il s'agit uniquement des lois expérimentales de la combinaison ou de la succession des effets, et non de la nature de ce rapport nécessaire , quoique profondément ignoré , qui lie tous les analogues à une même force productive. Ici la physiologie procède absolument de la même manière que les autres branches de la physique,
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dans la classification des faits et la formation des termes généraux qui remplacent les noms^ ou les conceptions des causes réelles.
Mais il est encore une autre manière de procéder mixte en quelque sorte, où le physiologiste, après avoir employé d'abord le terme sensibilité dans son acception propre, comme signe d'une yacw//^, ou d'une propriété intime de son être individuel, transporte ensuite, sans s'en apercevoir peut-être, l'expression d'un ordre de faits, qui ne peuvent exister ou être conçus que dans le point de vue intérieur d'un sujet sentant unique^ à un ordre parallèle , mais tout différent de phénomènes composés qui se représentent ou s'imaginent en dehors dans le jeu des instruments organiques ; enveloppant ainsi sous les mêmes signes deux sortes de conceptions différentes, et puis jugeant de l'identité réelle des idées ou des faits , par l'identité conventionnelle des formes logiques qui leur sont appliquées. De là un rapprochement souvent illusoire entre le physiologiste et le métaphysicien, qui, pour employer les mêmes termes, pourront croire s'occuper des mêmes choses, ou embrasser le même système d'idées.
Je crois important de remonter aussi thaut qu'il m'est possible, jusqu'aux sources de ce rapprochement de point de vue, et de cette comniimauté de langage qui a tant contribué à changer la face des sciences physiologiques, et me paraît avoir interverti souvent la nature et le véritable caractère des notions métaphysiques.
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C'est à Staht qu'il faut rapporter la première union contractée entre les deux sciences (i). Entraîné par un génie impatient , hors de la sphère trop circonscrite des faits , ce physiologiste célèbre semble vouloir pénétrer jusqu'à la cause première qui réalise les phénomènes de la vie. Il trouve identifié avec le sentiment immédiat de sa propre existence celui d'une force qui agit ou meut certains organes , en apercevant ses actes : il considère que cette force (moi) réalisée comme substance hors du sentiment d'elle-même , n'a pas besoin de se connaître pour agir, pour être ; et abstrayant ainsi de la conscience Ae force, l'idée d'une activité absolue^ il transporte celle-ci aux fonctions organiques ou purement vitales, qu'il attribue à une cause identique, par le nom et l'hypothèse , avec celle qui ne peut avoir que la conscience pour caractéristique de ses actes, et de son existence même.
Ce mot âme se trouvait indéterminément établi dans la langue de divers métaphysiciens , pour exprimer soit la cause efficace ou occasionnelle des mouvements du corps et des actes que Ja volonté s'attribue , soit le sujet passif de toutes les modifications d'une sensibilité intérieure ou extérieure, quelquefois même organique ou animale. Consi-
(1) « En faisant de Vâme le principe de tous les mouvements vitaux, Stahl a renversé la barrière qui séparait la médecine et la philosophie. » ( Roussei., Préf. du Système phys. et moral de la Femme,)
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dérée comme cause des mouvements ou force productive inconnue, distinguée par conséquent du moi qui n'existe qu'en tant qu'il perçoit et ne perçoit qu'en tant qu'il agit, l'âme humaine pouvait être rangée dans la classe de toutes les autres forces^ dont il n'y a point de sciencery proprement dite, hors des effets ^nsibles par qui seuls elles peuvent se manifester. C'est ainsi que les philosophes furent souvent conduits à se faire une idée objective du prmcipe pensant et moteur, en cherchant à le concevoir sous une image, telle que celle d'un feu subtil j ' d'une matière éthérée^ etc.
Stahl, ayant ainsi réalisé la substance de l'âi^e hors du moif put être conduit à rapporter à cette cause commune («r) les fonctions qui ne peuvent être qu'imaginées ou représentées dans des organes matériels, et les actes ou opérations conçus uniquement dans la réflexion du sujet qui se les attribue.
Observant certains rapports de co-existence entre des faits hétérogènes, il pouvait se croire autorisé k supposer qu'une même force appliquée à des instruments différents , et les activant tour à tour ou ensemble, pouvait déterminer ou produire diverses sécrétions dans des organes appropriés, la digestion dans l'estomac... coiiime la pensée dans le cerveau, et le sentiment partout.
Remarquons pourtant, que cette réduction à l'unité systématique de force productive des phénomènes organiques et intellectuels, ainsi rapprochés,
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n'était pas absolument conforme à la véritable méthode des sciences de faits , d'après laquelle on ne saurait être conduit à supposer ou affirmer l'identité dé cause autrement que par l'analogie ou la ressemblance complète entre les effets donnés par observation. Or, comment assigner une ressemblance exacte entre des faits conçus d'une manière si essentiellement différente, que tel acte de la pensée, comme un vouloir par exemple, et telle fonction ou mouvement organique étranger au moi? Comment ranger dans la même classe et attribuer à la même cause des choses aussi hétérogènes ? '
Quoi qu'il en soit, puisque dans la doctrine stâhlienne l'âme est considérée comme une force motrice générale; que cette force entrant spontanément en action, ou excitée par les impressions matérielles, faites sur les organes internes et externes, produit ou effectue suivant des lois préordohnées les mouvements vitaux les plus obscurs , comme les sensations ou les idées qui sont dans la conscience de l'individu ; on saisit le sens physiologique où l'on aura pu dire ensuite que cette âme également avertie de toutes les impressions diverses , les sent ou en perçoit les résultats, agit ou veille sans cesse (i) pour se mettre en rapport avec elles, les exalter ou les modérer ;... tandis que le moi étranger à ces avertissements, à ces prétendues perceptions, ignore
(1) Activé excvlbias agit , comme dit Stahl.
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aussi complètement ce que la force de Y âme produit en lui, que si elle opérait danis. un autre être. La conscience de certains actes ou modes est en effet le. seul titre de leur attribution réelle à ce sujet qui s'appelle 772p/; mais dès qu'on suppose mie âme qai agit y sent ou perçoit hors de la participation , soit actuelle , soit possible de l'individu , on peut bien attribuer tout ce qu'on voudra à une telle cause ainsi conçue en dehors ; mais comment s'assurer du fondement de ces attributions ? quelle preuve solide aura-t-on de leur, réalité ?
Ici le rapport de causalité est donc pris dans un sens purement imaginaire. Il perd sa base naturelle et le titre légitime de son application.
L'identité, hypothétique d'un principe qui fonctionnerait aveuglément dans les organes vitaux, et produirait en même temps les actes que la conscience éclaire ; cette identité , dis-je , subversive de toute vraie métaphysique, put être préparée et motivée par les doctrines des. métaphysiciens eux-mêm^es, qui, se plaçant dans un point de vue éloigné du sens intime, ou contrariant son témoignage, rap- .portaient les uns à des forces extérieures coactives, les autres à. un agent suprême ou mystérieux, ces mêmes actes ou mouvemens , accompagnés de conscience et de liberté , que le moi aperçoit évidemment comme des produits immédiats de sa force propre et constitutive. ,
Je le dirai ici . par anticipation sur tout ce qui
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doit sQiyre : si la force active que je sens comme identifiée avec moij ou inséparable de mon existence sentie ou aperçue*, n'est pas réellement efjfir ccLce dans la production de l'effort que je crée; si le sentimmit intime de ma propre causalité , dans ce cas , n'est qu'une illusion, je demande d'abord d'où pourrait me venir l'idée d'une cause ou force active quelconque?
Mais écartons le seul mode de génération naturelle possible de cette idée de force ^ ou peut-être le seul fondement que puisse avoir dans notre esprit le principe de causalité : si , rejetant le témoignage du scais intime , j'accorde à qudque agent mystérieux, différent de moi , et sous une dénomination quelconque , le pouvoir actuel efficace des actes ou mouvements dont je me sens la cause , je pourrai bien à plus forte raison et pour me rapprocher de l'unité systématique , attribuer au même agent ces mouvements vitaux, obscurs , qui , ne venant jamais à ma connaissance, sont hors de la limite de mes pouvoirs , soit réels , soit illusoires. Ainsi en refusant de voir ma propre action , là où elle est véritablement , j'en transporterai le principe au dehors , où il n'y a plus aucun moyen réel de le concevoir. Après avoir brisé le modèle original, j'imaginerai une vaine copie : après avoir éteint le flambeau qui m'éclaire sur le principe intérieur de mes propres actes , j'irai, poursuivant son ombre , dans les ténè^ bres extérieures chercher une cause Êmtastique,
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comtnuîie, de tout ce qai s^opère en émoi, on dans mes organes sans moi comme par moi. Dès lors, n'y ayant plus aucun fondement à une science proprement dite de mes /acuités actives intellectuelles, la métaphysique devra s'identifier à mes yeux avec la théologie, si je suis un Mallêbranche ; mec la physiologie, si je suis un Stahl{i).
Les physiologistes, successeurs de Stahl, mais en même temps disciples de Bacon et sectateurs fidèles de sa méthode , ont écarté depuis , autant qu'il était en eux, la notion obscure et systématique d'une cause première qui n'entre jamais, ainsi que nous l'avons vu, dans l'observation et le calcul des phénomènes. Ils oiit donc déchargé Pâme considérée
(1) Malgré la distance apparente qui sépare le système des causes occasionnelles de celui qui attribue à Fâme pensante, comme cause efficace , les fonctions vitales ou organiques , il me semble les voir reposer sur des bases pareilles et partir d'une • même soucbe.
Descartes, cherchant vainement à concevoir comment Tâme pourrait mettre en jeu et diriger avec tant de précision des esprits animaux , et des nerfs dont elle n'a aucune connaissance objective , dans divers actes ou mouvements volontaires , recourt à une force efficace suprême , dont 11 ne peut cependant avoir trouvé l'idée ou le modèle que dans l'expérience ou le sentiment de sa force propre. Stahl , attentif aux phénomènes si compliqués de l'organisation et de la vie > y trouve une variété inépuisable de moyens toujours appropriés à un but , dirigés avec une attention apparente ; et ne sachanteomment concilier c0s phénomènes avec les lois de la matière brute et inerte , il y transporte le principe actif et intelligent, dont le sentiment de ses propres actes lui fournit le modèle , en supposant qu'il n'est point essentiel à ce principe de se connaître pour exister et agir. Ces deux philosophes partant donc également des faits de conscience , vont chercher hors d'eux une cause explica*
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comme sujet de la pensée , de toutes ces fonctions obscures , que Stahl admettait compie des intermédiaires essentiels entre les impressions matérielles faites sur les organes ^ et leurs résultats quelconques^ soit organiques ou vitaux^ soit sensiiifs et percep^ tifs; tous produits homogènes de l'activité d'une seule et même force substantielle. Mais les uns conservant l'idée de semblables fonctions, en ont attribué l'exercice à un agent inférieur particulier qu'ils individualisent dans le langage (i), quoiqu'ils permettent de le considérer comme une simple modo lue abstraite du corps vivant, ou encore comme une cause nominale dont le signe résume l'ensemble de la série entière des faits vraiment pbysiologi-
tive commune de tous les mouvements , tant volontaires que vitaux ou organiques ; et que cette cause soit Dieu ou VAmt ^ toujours est-elle étrangère au moi , et surnaturelle , comme étant placée hors les limites de Tobservation et de la réflexion. Stahl et Descartes semblent récuser également Fautoritédu sens intime, et apprennent à le méconnaître ou à s'en passer. Tous deux supposent des facultés et des idées innées qui préexistent dans Tâme, sans être développées ou même sans avoir besoin , pour exister, de venir à sa connaissance.
Mais comme les mouvements internes des parties du corps organisé et ceux de masse des corps bruts se rapportaient également , suivant Descartes , à une même cause spirituelle toute-puissante , les lois des corps vivants ne pouvaient pas être distinctes de celles de la. matière inorganique. Tandis qn'en attribuant les fonctions vitales an principe particulier de la pensée et de la volonté , Stahl af&anchit réellement la physiologie des lois générales des corps bruts , traça autour de cette science une ligne de circonvallation ; et prépara par là tous ses progrès ultérieurs.
(1) Sous le nom de principe vital. (Voy . les Elémenis de}a Science ,dé l'homme , par M. Barthez. )
DE LA PEirSl^E. 45
quesy qu'ils distinguent des opérations de Tâme pensante.
D'autres se tenant plus près des résultats sensibles de Inobservation ou de l'expérience , ont cru devoir rejeter tout intermédiaire, tout agent mystérieux. Ils ne trouvent aucune difficulté d'attribuer immédiatement et exclusivement au jeu des organes tout cet ensemble d'actes , de fonctions et de résultats , soit organiques ou étrangers au moi^ soit intellectuels ou accompagnés de conscience , dont les derniers au moins semblaient bien devoir faire une classe à part et nécessiter l'intervention d'une cause ou force hyper-organique. Ce ne sera donc plus Vâme de Stahl , mais un principe vital particulier , ou encore plus simplement, les parties vivantes unies en système, et correspondant à un centre commun, qui seront dits sentir Cet souvent à l'insu du moi) les impressions reçues, exécuter ou même déterminer et vouloir les mouvements qui les suivent. On voit bien que ces sortes de sensations et de volitions sans conscience, sans moi y telles que les admettent nominalement plusieurs physiologistes modernes, portent l'empreinte de la doctrine mère, et l'on y reconnaît avec l'influence des premières vues de Stahl, le motif de la transformation du langage métaphysique , et du double eymploi des signes dont nous avons parlé.
Sans prétendre m'ériger en juge , encore moins en censeur dans un sujet si difficile, et auquel tant
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d'hommes de génie ont rattaché leurs noms, j'observerai en effet comme une chose évidente par ellemême (et qui n'a pu échapper aux auteurs de la langue maintenant adoptée en physiologie) que les termes sensation, perception^ vouloir^ et par suite ceux de sensibilité j motilité, employés comme signes de certaines facultés ou propriétés générales attribuées aux corps vivans et organisés, conservent toujours deux valeurs essentiellement différentes. JL'une.
^ résultant des conventions dernières, emporte une idée qui peut ou se généraliser et s'abstraire dans son signe, ou se réaliser et s'objectiver dans l'or-
1 gane auquel se réfère la propriété dont on parle ; l'autre, plus fondamentale , exprime une idée qui ne peut que se réfléchir en s'individualisant dans la conception d'une force , ou la conscience du sujet un , d'où elle a été tirée.
D'où il suit que le physiologiste empruntant le langage du métaphysicien, peut sortir de sa sphère propre; passer à un autre système de notions, et changer de sujety peut-être , sans s'apercevoir qu'il en change. Pendant que de son côté , le métaphysicien retrouvant ses signes habituels dans la langue du physiologiste, pourra se croire fondé à entrer avec lui en communauté d'idées , d'hypothèses explicatives 9 et à emprunter des méthodes de classification ou de division , qui , adaptées à un certain ordre de choses ou de phénomènes extérieurs que l'imagination représente, ne peuvent plus s'appli-
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quer que d'une manière incomplète et souvent illusoire à des idées ou des faits que la réflexion seule conçoit.
Arrétons^nous encore i examiner les fondements de cette transformation réciproque des notions physiologiques et métaphysiques, en cherohaot les points de contact particuliers qui peuvent rapprocher des idées conçues dans ce doublé système , et faciliter le passage des unes aux autres.
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