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YUBS SUB L*APPLIGÀTIOIf DE LÂ^PHTSIOLOOIB A L'AHALTSB BBS FACULTÉS HUMAINBS, BT DE SON ALLIANGB PLUS PABTIGULIEBB ATEG GBBTAINS SYSTEMES DE PHILOSOPHIE. FONDEMENT DE DIYEBSES MÉTHODES D'ANALYSB tdéologf-
ques ET mètaTffh^êiqnis.
La doctrine physiologique, qui attribuait à un seul principe immatériel et intelligent les fonctions vitales ou organiques, comme les actes d'une volonté consciente , put se rallier , jusqu'à un certain point, dans son principe et ses résultats, avec des systèmes métaphysiques , où ces mêmes fonctions et actes se trouvaient placés sous la dépendance immédiate d'un moteur suprême.
La doctrine idéologique , qui a réduit toutes les facultés humaines à la sensibilité^ considérée comme effet général abstrait d'une cause , ou comme propriété abstraite de son sujet d'inhérence, pourra s'allier et se confondre , à son tour , avec un point de vue physiologique , où cette même faculté sensitive attribuée à l'organisation matérielle y est étudiée dans ses mobiles d'excitations, ses circonstances et ses lois expérimentales. Ici la métaphysique, changeant de titre, se trouve transportée entièrement dans la physiologie , qui lui communique sa direction, sa méthode, ses instruments ou moyens d'analyse. Je me borne maintenant à examiner les motifs de cette dernière alliance.
Lorsqu'on a confondu sous un seul terme sensation , et l'impression matérielle reçue par les organes, et l'affection'^passive immédiate qui en résulte dans le sujet qui la devient (i) , et l'acte de perception du moi qui s'en distingue, et la modification sentie j et l'être qui la sent, ou l'aperçoit en la transformant en idée ,.... onâ pu établir sur ce principe un, par hypothèse, mais multiple en réalité, une théorie entière plus liée peut-être par l'expression que par les faits ; et en déduire , par transformation logique, plusieurs résultats dont nous discuterons bientôt le fondement et la légitimité.
Mais admettons pour un instant l'identité ou l'indivisibilité que l'on Suppose entre l'impression sensible ou l'affection immédiate , et la perception de l'être qui en a conscience (2) : comme les impressions se rapportent aux organes, seuls susceptibles de les recei^oir, et à une cause matérielle seule capable de les produire; distinguât-on d'ailleurs
(1) Expression très-ingénieuse de Gondillae. (Voy. le premier chapitre da Traité des sensations-)
2). Je présuppose ici une distinction qui sera, j'espère , assez justifiée dans la suite ; entre un état affectif simple , où Fétre sentant pâtit ou jouît , sans faire aucun retour sur lui-même, sans pouvoir dire moi ; et un état que j'appelle aperceplion , où le sujet se sent ou s'aperçoit lui-même comme affecté dans son organisation , où il a conscience d'une modification, et par conséquent n'est pas ifientifié avec elle. Je prendrai provisoirement le mot aperception à peu près dans le sens de Leibnitz. Descartes me parait aussi avoir assez bien fixé celui du mot conscience , en le définissant Vàete de .se sentir soi-même dans une affection accidentelle quelconque. Le sentiment de moi pur , si on pouvait le concevoir ainsi par abstrac-