‹ Œuvres philosophiques de Maine de BiranChapitre 37 sur 47 · SU^ L^ LOGIQUE DE V. DE TRACT · texte numérisé non relu

SU^ L^ LOGIQUE DE V. DE TRACT

si les premières idées ou les pures sensations faisaient partie de leurs causes efficientes, ou la constituaienti comment saurions-nous que ces sensations sont des effets directs de quelque être , et que ces êtres sont distincts de notre vertu sentante ou de nos sensations même? Est-ce que nous nous trom* perions en affirmant , ou croyant fermement à cette distinction de causes et d'effet ? Alors comment, n'y ayant réellement pour nous que des sensations ou des effets identiques à leurs causes, notre esprit parvient-il à faire une telle distinction ?

Demandez ensuite aux physiciens s'il est bien vrai qu'ils n'aient autre chose à faire qu'à bien voir ce qui est compris dans leurs premières sensations, sans y admettre aucun élément hétérogène de plus pour rendre raison des phénomènes; s'il suffit, par exemple, de voir tout ce qui est dans les sensations produites par l'électricité, le magnétisme, le galvanisme , pour avoir quelque idée des causes de ces phénomènes et les expliquer. Demandez aux astronomes si la véritable théorie du mouvement planétaire est renfermée dans les premières sensations, qui manifestent précisément le contraire : savoir l'immobilité de ce qui se meut , et le mouvement de ce qui est en repos, etc., etc

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NOTE

i SUR IICRIT DE M. ROYER-COLLARD.

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