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4l8 SUR L'ilfDIFFBRSJrGE
de la justice 9 tous sentiments qui pvéexiilent «ix idées et ne dépendent pas du langage , comme on le voit par l'exemple des sourds-muets.
n y a un sentimait immédiat des lois de notre conservation et de notre existence comme êtres moraux et intelligents , comme il y a une tendance inr stipctive des appétits animaux conformes aux lois de notre conservation comme êtres phyâques ^ et nous sentons ces deux sortes de lois avant à'%n avoir l'idée ou la science.
Page 1 36 , contre Rousseau. — Quoique ce soit aux sentiments primitifs que l'étude nous ramène^ quand elle ne nous égare point, on ne peut pas dire que la raison soit inutile j comme l'objecte M. de lia Mennais, car c'est la raison qui apprend à distinguer les sentiments primitifs de l'âme des sentiments artificiels et des habitudes acquises, des fausses directions imprimées, etc. C'est la raison qui rappelle plus tard à l'examen de la conscience tout ce qui a été appris dès l'enfance, etc.
Page iSg. Pourquoi y a-t-il eu plusieurs religions sur la terre , pendant qu'il n'y a eu qu'une révélation intérieure , etc. ?
C'est que cette révélation intérieure ne s'étwid pas au-delà de ce qui est nécessaire à l'homme pour sa vie morale , pour être dans l'ordre ou en paix avec ses semblables et avec lui-même. Ce fond commun appartient à toutes les religions de la terre.
L'auteur confond sans cesse ce qui appartient à
EN MÂTliRE DS RELIGION. l^l^
noé dtux naturesu II ne »*aperçoit pa» que Hhm ^eê argumeists peuvmt être rétorquèi j et qm c^ qct^l dit pooir infirmer Fautonté en sentiment intéiietif infirme encore plus Fai^lorité du témoignage.
Si la diversité des religions prouve que le sentie ment n'est pas le moyen génénd établi par Diea pour nous £ûre disc^tierla véritable, que dm>nsnous de l'autorité du témoignage, qui n^empédiie pas cette di?ermté de religion , bien plus , qtti n'a pas empêché que la waie religion, ol^et du té** moignage, ne pât s'établir dam les lieux mémee où elle prit naissance ?
Les vices de raisonnement sautent aux yeux dans tout l'ouvrage de M. /de La Meimais. Et d'abord il montre la certitude de la religicm naturelle^ ou de l'existence de Dieu , par l'universalité de €r^ame^ et il appelle à son secours le témoignage iiiiiv«Mil ^ qui peut Uen être aussi un s^oitiment writfenely commun à tous les hommes et propre à chacun ii^ dividuellement. Mais quand il en vient au diseer^ nement de la vraie religion , il crmt trionifAi^ en mràtrant que ce sentiment universel , qui peut bée» servir de fond à tontes les religions ^ ne suffit paa pour apprendre quelle est la vraie.
Page i4o : « Certes, ce n'est pas par sentûneiil « que le chrétien croit à la Trinité, pas phis que le « musulman ne croit par sentiment à Mahomet, ela i»
Mais il ne s'ensuit pas de là que le chrétien et le musulman ne croient pas par un sentiment primitil
4ao SUR l'indifférence
à l'unité de la cause de Funivers, à la distinction réelledu juste et de iHnjuste, du bien et du mal y etc. La raison vient sanctionner ces premiers témoignages du sentiment : il faut bien aussi qu'elle sanc* tionne l'autorité du témoignage universel, ou qu'elle constate son universalité.
Pag^ i5o : ce On trouve chez les anciens deux « choses qui étonnent presque également, ou plutôt « deux doctrines si opposées qu'évidemment elles •t ne sauraient avoir la même origine , les vérités les « plus hautes et les plus monstrueuses erreurs, les « préceptes les plus purs et les maximes les plus « dissolues, des croyances sociales et des opinions « destructives de la société. Les unes étaient de la « tradition , les autres de la raison ; et quand la tra- « dition s'affaiblit et que la raison prit sa place , le « monde s'affaissa et feillit s'écrouler dans l'abîme. »
Je demande si Socrate et Platon tenaient leurs préceptes si purs , leurs maximes si élevées, delà tradition on de la raison? Si ces grands maîtres n'avaient consulté que les traditions de la société, que seraient devenues ces doctrines qui ont tant servi aux progrès du christianisme lui-même? Dirat-on que Socrate et Platon tenaient leur philosophie sublime de la tradition des Hébreux? Qu'on le prouve.
Page 178 : « Quand la raison abandonna la traditf' tion universelle, on cessa d'obéir à l'autorité du «r genre humain , on vit paraître des multitudes de «sectes, etc »