EXERCICE L
Réponse aux objections.
Au moyen de tou$ ce qui précède on peut faoikiiient renTer'- .mt les rakiMineoieiits des st<Mciens.
Premièrement Si Faction de Dieu est eontingente, elle est indéterminée i et p«r conséquent Dieu est un être impartfut Je repousse la oeaséquedce , cai* Dieu n^agil pa» d\ine maniôre oontingente en tant qu'il peut dans le mâne instant »agir et s'agir pas, mais seulemelit par rapport li des époques olîfiéreBtësi Mais selon ce» mmnetits oè il est actif ou inaettf j il ragk. yiéifitablenient et d'une manière ^ès^déterminée^ pour ninaidii^^de mêtneque lô Soleil fera le jour etia nuit aux dif^ ,ftveBtes époques^ mais cto supposant eomme inéTitaUe l'ordlre .âerrunhrers-; aîasi de Dteu^ en qui s*allié]^ eomme il est maniiéstet k nécessité nvèc la eontingenoe.
.. En pariant, afasi de la contingence en Dieu i je veut dire ^'û n'M pto iiti^oâsiUe que Dîe« n'a^âse pâB; mais qu'il igà liéâefcstturemettl en snppasant qu'il ait résolu d'agin '; lisa MîefeAs demandaient «ledrè fà Dieu avait def umte éternité ma dét^mtnatidn sur le présent et rateiiirs Je dis 4tte Dui$ etl|He rien li'est et ne poiirra ttre autrement qu'il l'a éterndlement déer6té| deilt tout eët et aéra aiifsi 9 inévitabieiiietot I j'àceorate *<]ue tout FaTonir tÉk iiéeësaaire diaprés la détèfinittatio& dime^ parée ({iie de aette dernière dépendent la imbstanoé et les aeddents d'uàe diosej mais flë ce que Dieu «dèérété de fonts éternité qxvë telles choses arrirerneiit néèes- ^uttrenient et inétîtaMënieiit , telles autres d'fane manière cen- 4iDgtitte4 il suH ipm les unes sértat néeeasaires et InéritiMes, le» autres yfareset feoiitingentes.
On dira que Dieu ayant l*ésohi de toute éternité ç|ue Catas •Brait Tannée prochaine^ nous adfriettons ^n'il en sera aidai.
Je réponds qde oeité proposition a rapport à i'itténir ; c'est p«)ult[Uoi Dieu n*à arrêté l'existence future de Caîus peur l'année prochaine , que cdmme tin fait contingent et pour urt mo-
204 cKcmud pHiLOsorfltcroti de ^inna.
nient donné, mais non pas absolument; s'il est dans cé moment, il sera d'une manière contingente.
On insiste : Donc Dieu est incertain si CaTus sera Tannée prochaine.
Voici ma réponse ; Si Ton entend par incertitude une pure négation , j'accepte , car 11 ne peut y avoir aucune certitude sans le fait du contingent; mais si l'on entend parler d*dn doute , je repousse la proposition , car en Dieu il ne peut se trouter aucun doute ; il sait de ce CaTus à venir tout ce tfai peut en être su , lorsqu'il sait son existence contingente , et cette connaissance n'engendre aucun doute dans le sujet #6 elle se trouve. Ainsi nous n'avons aucun dottte sur les dlôies nécessaires ou impossiUes, quand nous leur connaissons Vntiim l'autre de ces deux caractères; ainsi Dieu n'a aucun doute sur l'existence future de CaTus» qiiand fl en sait tout ce qnVpMt en savoir, et comme le comporte la nature d'un chjet fàtur.
Dira-t-on d'après cela que l'avenir est incertain pour Dieu? le réponds que l'avenir est incertain et que le présent nef est pas ; que si l'on affirme que Dieu connaît l'iivenlr, fl faut comprendre que c'est en tant que tout est présent pour lui danale sein de l'éternité, et en dehors des causes; ainsi cequi eM Certain ne l'est pas comme avenir, nudir connue présent
On disait en troisième Heu que si Dieu agit d'une manière contingente, il est déterminé ou fl ne l'est pa^r. t*
Je réponds que c'est d'une manière absolue que Factiofl 4e Dieu est contingente, parce qu'A ne répugne pas que Dira agisse ou qu'A n'agisse pas : la détermination admise, fl agit nécessairement, parce que cette détermination pour un fait ne peut pas en produire un autre. Cependant eHe est encere ifie contingente, non parce qu'efle peut ou qu'elle a pu être, tar elle est étemelle^ elle l'est et le sera ; ainsi eDe n'a pas pu, elle ne peut , elle ne pourra pas ne pas être ; mais bien parce qu'U ne répugne pas qu'une autre détermination ait été prise; cVft pourquoi U n'y aurait aucun inconvénient à ce que Dieu eût arrêté la non-existence du monde. Car Dieu est bon et sage après la création comme û l'était avant
, ,J^iU^ea.pQU;de mots, à ce sujet» ce que je pejoçe d'^ri^ tote» avec lequel je me trouve ei^ exposition; il prétend que Dieu lagU. nécessairement, et cependant, dans sa Morale et ailleurs, il déclare que Thomme est libre. Ces deux propositions sa conlredisent» et sont à. vrai dire impossibles; car, soit une cause nécessaire, les eflîets ne seront pas contingents mais nécessaires; donc si Dieu agit fatalement, notre volonté n'est pas libre* J'adresse cette question à Aristote : Notre volonté peut- . elle « oui ou non, prendre séparément Tun ou l'autre parti* sanfi Vmt^rvjeintion d'u^ agent déterminât ? Si elle ne le peut pas,, elle n'est pa^ libre, ce qui va droit. poutre Aristote ; si elle le peutf à plus forte raison Dieu le pourra, donc Dieu peut de ngaveaiiL produire le mouvement ou le monde, abstraction faite du moifvement antérieur; or, ce qui pousse Aristote à affirmer 1^ C9f9(ctère 4^ fatsdité en Dieu, c'est qu'il regarde comme impossible un mouvement ultérieur sans un mouvement précédent. Comme ce principe est faux dans l'hypothèse de la volonté libre., si celles est réeUe , Dieu n'agit p^s fatalement , d'où il suit que l'actioA fatale de la part de Djeu entraîne la non liberté. Je suis donc en contradiction avec Aristote, puisqu'M affirniet d'une psort, V^ I>i6u agit nécessairement, et.de l'autre, quedîms l'homme îgi volonté est libre.
Je m'étais proposé de discuter contre les stoïciens sur la question de U, dc^o^t n^is des occupations graves me forjçant, à mon grand regret, d'ajourner cette question , je m'engiKe>:la traiter avec tout le soin qu'elle mérite, dans la seconde partie de .l'Amphithéâtre,
Puisse le lecteur, recevoir avec bienveillance ce faible essai, que j'ai écrit sans recherches, pour délasser mon esprit, malgré lés difficultés des circonstances, les exigences du temps et de nombreux soucis; s'il y rencontre quelque chose qui ne soit pas entièrement d'accord avec la raison, qu'il le rejette et l'efface, pourvu qu'il soit en état d'en juger. Car si, par hasard (ce que j'aurais peine à croire), il s'y trouvait quelques pensées en oppositiofi avec les institutions, les décrets ou les dogmes de riglise, je désire qu'on les regarde comme non ave-
Pautoritê de nbtrè trêd-saiflt père le Pàpft; INdlfi l[ui fl^il éÛ fliige tt^déi-âtelit* iMir le (tône dé rÉgHèëi Ëhite ^ë(ràc« foitès H» Irerttift dès pontifes qili Feni: préeéSC.'
Je kéûx cbhsàttër lëd dèi-riierft Hîbts âe ëè litre H lOuer le Btetf crtii^i* et ejbmërtftiecir dri tôUten èhëdes;
La vblonté suprême^ animée dn souffle difin; eraïkyrie moli fiole $ qui n tëntir uiiè tmeiloaTélle fbr lei 9iles de Dédale. I Qut dërd tedatarei* ta DMdHé inefhMei c|d ti'i pto ëditt« itieneé i «t U Udtite daËi lès botUft» Itrtftteb d*liii ë^it puftt «Ijoël
Oi'igiDë M fin de totttë^ chiMèB^ ta IOtt>M 01 le pHiiMi^i M Mt et le iéfttië dé Ml être i
DdUStiëtl tl^l Diéti m toal, êll iêm liëiik tfi ëA U^ têMps? di^Mié daltll tmtt«s le» panies^ U Mt tèmè ëlttU» dâlfi étiÊ^m endroit. .< ,
Ailedli Uëdi adëtfnëg ti^oni M to réuftii^lettt ctaM léM Hiiiitës j ild le pb^Sèdellt ( liiaiSi tMt ènllëf I loUI ^ il 19 AiMniiiië libi'ëmënt dfltfs rëdpàëëj
Sa ^dMIltleë lU|)rêdië est de f9iiMri sMt èntri Hk HiHf volonté invartable i il ëét gnMd éttii qdffltili et M» Wliir l|IMh- Hlé.
Gé ^*fl ffit est ftéêmi «tissHôt^ l'teHtèf fttlt M pkrdK ^ fi I
Il ioit tbut$ gëtil i! M; Ihill tëutès Kl «eOfrëf} K |^| R présent et l'avenir, il prévoit toilt êlMliftlëfttéîit»
T6tijd(li>s le diêffië) il rëffapm t(mi M Sbfl StTë él IMtlftit téiitë éîibsë; 8 Sbdtiëlii t'ùfUt&s; M mém et Fl^i^sè; U if ^dtëhië d*faîi spë de ifté sëtif ëil:
Oieti boii, je t'ëH sdt^tfllë; jëtté stir nidi m rëgéH!; fdfh^ ifaoi il tdi par uii noébd de ëiâtbàiit ; KKl sëdl et dhl^dë i^t èitt iëfidi'edësbëtt^éux:
Qnlëdii^bë té i'eUliit à tëi; s'élëtë ; bfii 8 tbi i^bl » édHFbitib tout; S toi ^di f ë^âiiëhes stii* tbtit et ft qbl Héti né iiliiii^dë.
SMm td il'ilbaitébiiifëft dn êti*e ({Ui à bëMin de toi; 9è M
proj^re moaTement tu donnes tout à tontes choses ; à l'tnmrs tu subordonnes tout et toi-même.
Tu es la force de cem qui traTaiUent, le port ouvert aux naufragés, la source éternelle qui répand la fraîcheur dans les
Repos suprême, paix et calme de nos cœurs, tu esla mesure et le mode des choses, Fespèce et la forme que nous aimons.
C'est toi qui es la règle, le poids, le nombre, la beauté ; toi qui es Fordre, l'honneur et Tamour en toute chose ; le salut et k vie, le nectar et la volupté divine.
Source de la sagesse profonde, lumière véritable, loi véné^ rable, tu es l'espérance infaillible, Téternelle raison, la voie et la vérité.
Gloire, splendeur, lumière dessable» lumière inviolable et Bvprôme; tu es la perfec^on des perfecticms; quoi encore? la plus grand, le meilleur, l'un, le même.