DIALOGUES
Alexandre; jules césar.
AIEXAIÏDBE.
Salut à Jules César.
JULES CÉSAR
Salut à mon cher Alexandre. Qui peut donc tous amener si matin 7 Est-ce quelque chose en quoi je peux tous être utile?
ALEXANDRE
Oui, et beaucoup.
JULES CÉSAR
Parlez, je suis tout prêt à tous senrir.
ALEXANDRE
Je n'en doute pas.
JULES CÉSAR
Hâtez-Tous de me dire ce que tous désirez de moi.
ALEXANDRE
Je Tais le faire, puisque tous m'y iuTitez aTec tant de bien- Teillance. Voici donc de quoi il s'agit. Après aToir philosophé pendant bien des années dans les écoles de la Sorbonne, je me Tois tombé dans des difficultés si ardues et si inextricables, comme dans les filets de Ghrysippe, que si tous m'en tirez, je serai forcé de tous signaler à la postérité comme le dieu des philosophes.
JULES CÉSAR
Ce que tous demandez là est difficile, et bien au-dessus de mon faible génie.
SIO onmos muwoMBttoiS' m Tiinn*
ALBXAMDRB.
Qa^entends-je? les philosophes Toodraieat^ils souiller leur candeur des taches de Thypocrisie t
JULES GÊSAIU
Qoe jamais la joste et sage postérité n'accuse Jules César d'nn tel crime ; du reste, il ne cherche pas à saisir d*une weille avide les bruits de la louange, il n*ambltîonne pas la faveur populaire, certain qu'il est, que ce que nous savons est bien peu ^^ p^ps^, CQQV^ré ^ Ç^ QP9 Kops qe savons pas.
ALEXANDRE
Allons, vous à qui on ne peut refuser d'avoir tant mérité dans chaque science, cbaro^op^ lç$ ennuis de la solitude par un entretien agréable et littéraire.
iVlJ^^ C$SAB.
I^na^irntm ^e ^j^,' }^ yo\)s en pr^
alçu^b^Çt Pourquoi donc ?
jç^S p£SAft. Parce que je ne peux pas, à Timproviste, ti'9|ter ifq te( ^et avec toute la perfection, ]) f^cç çt la circonspection couve* nables.
Votre langage est plein d'agrément et ^'élég^ncç, to\it le monde en convient
JUt.ES C$SAR.
Je vous rends grâce, si toutefois Ypus ne cherchez pas à vous
AÏ^XANDUC.
4sst\ré¥a€9l 9ûp ; m^ls a\) lieu 4e me rendre grâces, entrons ^ fnaUère d^ pi^tqii^it, c'est le p<^s grand pli^is|r (|uq v^ pui^ a\e fau*^
JULES CiSAK.
Je le ferais avec empressement, pour vous plaùrOi si un exemple ne me faisait cramdre de n*y être pas propre.
Quel exemple ?
VBUiMÈ lt«MWflHBftWft IkS làKIfilt 9ii
featéslpngtçmps 4afts Içs téïièt)rç8, D'où Tient cet effet ?
pç r^ctitm ^ej Iwwçs {iflUYfles §8|: des j'gBX Qui ij'y WDt pas accoutumés.
C'est Tra|. «^ %m\ r^ppwî (4» h4 we? votre rtfu^î
Vu gr^d, d îg W lae tr^pe : m^ mf 1^ m\^^ vm^ et iQisérfibki|c;i)t ]^ p)eii|eu^ p^§ d^ ^^ ¥i§ ^ les voyages et k lf( (iour d^ fu^m^y |e çiç çrqis e^u propre à clis^ «erter ^ur )eç iptlèf^^ 9 WP^îQU4^ 4§ la pUiloiwpiMe, i^î^t
^vé^$.
Cf^ etf e»cpp« Tuai, piais vous possèdes oub fende d'obseibs valions, fruit des immenses lectures de YQtpeipmesiq; YOtro esprit est d*une vigueur f^gafirgii^e, et vous avez ce jugement 4 ^d^i fiBS j'^ m^^}m hvtà^ ^?m^ 4ç 1« «MWe-
Je Q'^ume p«| q«}§ ^Q^^ i^ye^^ f^m ^M §îgnîl|^4 4'llA éloge qui ne ç((*^p^ 4Pi MW «t'iRute «M Wffft §pg«»rili par un long repos.
Alors, qu'il ne néglige aucune occasion de se livrer à un «Ur men plus approfondi.
Jamais je ne repoiMs^p^ wq i^ bdle ooaasiaa de m -instruira. Ainsi, soutenu par votre fH^ §t v^tre parole ornée et pleine de sac, je ssCfSo^çêuà 4e «e V«»àf^ ^ v« 4^^« ^ fi^Adttion QW ^ je ^im ^ »e tfeHBSr^ vj^ tp Wà^JSmi» B» ^ ^if t jurez-le-moi par les mânes sacrés d'Aristote.
2td ommtfis niiiô8orai(ro«8 1»% >A!iiNr.
Al.EXAm>RE.
Portez-vous donc teOiement envie à un jeune homme dé non temps» que vous lui refusiez qudques gouttes des sources abondantes d*une philosophie moins connue?
JULES CÉSAR
Vous n*ignorez pas que dans la discussion je repousse les opinions populaires ; aussi plus les miennes s'éloignent des routes battues, plus elles prêtent à la calomnie.
ALEXANDRE
Les hommes instruits comprennent déjà que les mépris dé vos détracteurs sont au-dessous de vos vertus : que cherchezvous, que demandez-vous de plus? Vous devez plutôt désirer les jugements des sages, que redouter la censure des arîstarques et des demi-docteurs qui cherchent par envie à rabaisser votre renommée : vous avez, ce qui est donné à bien peu, nh nom connu et célébré chez les grands seigneurs de la France, vous êtes en butte à Tenvie; c'est le sort des honmies les plus instruits ; enfin, vous avez repoussé ce que la foule des coeurs lâches recherche avec le plus d'ardeur, l'argent, cet écueil des esprits philosophiques.
Prenez garde, je vous en prie, de me pousser par l'attrait d'une vaine gloriole dans un faux pas d'où je ne pourrais pas me tirer; si d'un côté l'amour de la sagesse 'me pousse, de l'autre je suis retenu par la grandeur de l'entreiNÎse.
ALEXANDRE
Il faut oser quelque chose pour ses amis et pour la philosophie.
JULES CÉSAR
Si vous voulez me servhr de guide, je n'hésite plus à entrer dans les retraites secrètes de la philosophie.
ALEXANDRE
Je vous précéderai volontiers, en vous posant les questions et les diflScultés les plus cachées; vous me suivrez en me répondant.
JULES (ÉèÂIL
Je ftnri vdMitiera fout ce que je pourrai.
ALEXAI9DH&.
G'eM ce qae je dMre«
JVLEft€ÉftAB«
Goameneez.