DE L'ORIGINE DE LHOMME
ALEXANDEE.
L2âs0Oii»-Ui les abeilles' j et dites-moi^ s'il eat posrible, cooh ment fat formé le premier bomme.
JULES GÉSAB«
Diodore de Sidie fait nahre le premier homme fortuitement et da limon de la terre.
^ ALEXANDBE.
Mais si cela est, d'où Tient qoe depuis cinq milk ansqnele monde est formé, selon cet athée, aucun hoinme ne soit né de la même maniée?
JULES CÉSAB.
n n'est pas le seul qui ait pris ce conte pour une vérité; il en est qui affirment que le concours des astres peut donner à la matière certaines formes d^où peuvent proy^iir des êtres humains.
ALEXANDBE.
A quels moutements circulaires des astres attribue-i-on ce fiit jusqu'à présent? car il serait frai si nous admettions, arec les fabk» grecques, les pierres de Deucalion et de Pyrrfaa.
JULES CÉSAB.
Cependant Jértoie Cardan me paraît être de cet aris :« Car, » dit-il, quand non-seulement les petits animaux, mais encore » les phis grands naissent de h pourriture, on peut affirmer
' L«ft abeilles sont le ftqet da diâlogoe qui précède eelnl-ci dant rammgi
1^4 m^m mim^mm i^b nmm*
• de tous ce qu^on pense deis souris et des rats, et des poissons» » qui i*enaissent for(i|iteuiCQt ^jius )e^ e^ux hqdvpUqii, h
. Beau raisonnement de Cardan! une souris peut naître de la pourriture, donc, Thomme peut en nature également*
JULES GÊSAR.
C'est une supposition de sa part Lorsque la pourriture est formée, la partie grasse se sépare de la poussière, et aussitôt la chaleur donne une ftme propre à cette matière.
ALEXAMDRË.
Manque-t-il aujourd'hui do ces amas d*oixlures et de limon t pûurquûi n'ei) voit-on pas sortir un bœuf ou un cbevall
JULE8 GÊSAR.
Il faut dire cependant que Diodore de Sicile rapporte qu*en un certain endpeit du Nil, oik le fleuve regor|[e et ferme un lit de boue, il en sort des animaux d'une grosseur extraordi-' naire, dès qu'il a été échauffé par les rayons du. soleil.
AlEXANDItE.
Je ne saurais souscrire h un td mensonge.
JULES GÊSAR.
D'autres ont rêvé (|ue le premier homme était né de la pourriture d^ plusieurs cadayres de singes, de porcs et ^e grenouil- |eS| car pntre la chair et les mœurs de ces animaux et celles de l'homme il y a une grande ressemblance. Cependant, C|uclque9 athées plus traitables ne donnent qu'aux Éthiopiens les singes pour ancêtre; parce ^'il^ ont la peau de la môme CQuleur,
ALEXANDRE
Je n^'étonne ou'en voyait riiomme et son port majcst^euxl on refuse de reconnaître gif li^ vm Otre infiniment supérieur au; .entres animaux.
iWy^ c$SAR.
plies et à quatre pattes comme les brutes, et que ce n'est que par de; effqrt9 ^'911 pfirvint à çha^S^er cette maniè^, i^ui v^ commence k prendre ses droits dans k vieillesse.
ÂLÊXÀNDllë.
Je vaudrais Voir line ëxp^Héhce de tètte nâtUfë, et si Uti enfant nouveau-né, élevé dans une forêt, iHîU-cherali (îdrfilàè uûe brute ou sur deux pieds } msliS repoussons ces délires des athées, et teilôns-nou§-efl atii tè^lë^ de là foi. l^diirqtioi rhôtnmèâ-t-il été créé t
MÈSCÊSAft.
Parlant un jour en public sùl* cette quèétîori, je la fésoliil par une sorte de gradation tinl va depuis l'être le plus humble jiis^ii'àii plus élevé.
Expliquez-moi cela.
JULES GÉSÂB.
Selon les averroïstes, là hiàtièf ê t^t-emière est la puissance unique,- l'aete,- Dlëii : (irësdë Dieu sddt lél^ l^ubMàliëel^ tbnlatMeM; ^rês de la liiatièi-é est là tHlme de Ik Horj^tîiti, et eiitrè elles éb ti-ouve deux âhièls fariites; V^m Végétative ef Mme seilsitivé : àu-déssils d*ellës, 11 y à l'èriietidëiftéflt, fHft= rietir adx ifitelligeiieeé ; ear ëlistsltlt d^S là âiàtiëi%, Â ëSt immatériel et peut en être détaché pai^ ioû ëssëhcè, t^dlS fi f reste joint pour lui imprimei* k Mriàé
ALEXANDRE
C'est raisonner subtilement ; toutefois, je croyais que Thomme avait été créé pour commander aux autres animaux.
iULÊS CÊSÀB.
Osez-vous dire que l'homme commande an basilic?
ALEXANDRE
Sans doute, et même il le tUé ^bëlqnefois.
JULES CÉSAR
Et le basilic tue l'homihë, idîisi Te pouvour est égaL Mais d'tih autre ëôtë^ les sages ëfotaient qiié lé pbùtolf entraînait la servitude èi l'obéissance ; cfr, ttuel est Tlionoiillè tiùi d jàinals éialfll en société les basilics, les abeille^, lèd hirondelles, les baleines ou les aigles? Que si rhonlmë les j^reni quelquefois, quelquefois aussi il tombe eh leur pouvoir. Le crocodile mbit dalis lén replis de sa qtleue cehx tpii tienneiit iioire au
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bord du NU; k polype n'épai^ae pas non pins les plongeurs. Enfin si rhoinme les tnc, U est tné par eux, s'U les dévoie, il est aussi leur proie.
ALEXANDBE.
Cette rébellion des animaux contre l'honune vient du pé<M; mais quand nos premiers parents coulaient des jours heureux et pleins d'innocence dans les champs élysées, tous les animaux leur obéissaient; ô âge d'or I
JULES GÉSAÎU
Pourquoi gémir î Après le péché l'homme commande encore à la brebis, et avant le péché, le serpent préd
ALEXANDRE
Je vous comprends.
JULES CÉSAR
Je voulais dire que la faute d'Adam fut pour nous une heureuse faute, puisqu'elle nous a valu un si grand rédempteur, et qu'aujourd'hui non-seulement nous commandons aux animaux, mais que nous avons les anges pour pédagogues^ Mais laissons ces matières aux vieillards de la Sorbonne, et occupottHious de philosqphie.
ALEXANDRE
J*y consens.