CHAPITRE III
Çon<>é(]uencfs üc l'opinion de ceux qui n'admeltonl pour cvidenre que le sentimenl inlimc.
19. La première conséquence de ce principe est celle que nous avons déjà touchée; savoir, ipie nous n’avons aucune certitude évidente de l’existence des corps, jias même du nôtre propre : car enfin un esprit , une àmo telle que la nôtre, ressent bien l'impression que les corps et le sien en jiarticulier font sur elle; mais comme, au fond, son corps est très-distingué de cette impression , et que, selon ces messieurs, cette impression ou une autre entièrement semblable l>ourrait absolument se faire éprouver dans notre âme sans l’existence des corps, il s’ensuit aussi que notre sentiment intime ne nous donne aucune conviction de l’existence d’aucun corps, et que nous n’en avons aiicune évidente certitude.