LE GNOME
Je ne sais. Ma chanson £siit la mort et l'hiver, Et je ris de songer aux tempêtes prochaines.
Je suis seigneur des gens et seigneur des pays Et cette serpe abat la royauté des chênes, Mais je ne suis qu'un pâle esclave et j'obéis.
LES BÊTES MERVEILLEUSES, s^ approchent du Prince.
Nous sommes les dragons gardiens de l'or stellaire, Notre griffe retient les astres dans le soir. Nous attendons couchés au seuil crépusculaire Et nous veillons le vaste ciel sans rien savoir.
LE SYLPHE
Voilà nos vains secrets, ô Prince, qu'on te livre. Nos vils trésors sont entassés à tes genoux : Tu vois, nous vivons tous dans la stupeur de vivre Et nous sentons parfois la honte d'être nous.