ACTE IV, SCÈNE III
Voire cœur s'accusait de trop de cruauté ; Et , plaignant les malheurs attachés à Tempire ^ «Je voudrais^ disiez-vous^ ne savoir pas écrire ^ » Non^ ou vous me croirez, ou bien de ce malheur Ma mort m'épargnera la vue et la douleur : On ne me verra point survivre i votre gloire. Si vous allez commettre vne action si noire ,
Me voilà prêt, seigneur ; avant que de partir, Faites percer ce cœur qui n'y peut consentir; Appelez les cruels qui vous l'ont inspirée; Qu'ils viennent essayer leur main mal assurée».. Mais je vois que mes pleurs touchent mon empereur; Je vois que sa vertu frémit de leur fureur. Ne perdez point de temps, nommez-moi les perfides Qui vous osent donner ces conseils parricides;
' « Animadversurus in latrones duos Burrbus prœfectus tuus , vir « egfogiiis^ et tibi prineipi noius, «xi^abai a te ut icnbeMs, in quos « etez fiia cauM aBÎmadJ^erti Telles. Hoc scpe dilatum , uit aliqutndo « âBiet^iiistalMit. invistts invito-qown chartam protulisset» iradeiet- « que, ezdaaiasti t « Veûem nescire litteras. » Odignem vocent, quam « audiveiit emnet gantes quœ romanum imperium incolunt, qiueque « juta jacent dobûe UbeHatie, qmeque ee ecmtea ▼iribus aut animis « «ttoUmntt 0 Toceoi, in coneionem oimàum mortidiiim mittendam, in « cujus verba principes vegesque jurent! 0 vocem puUica generis huit floani ianooeiitia dignam , cui redderetur antiqviun illud secutum ! » --* « V4)4ve préfet Bim^us , cet homme dont tous honorez la Tertu , oUigé de féfir«OQt«e deux Hialfaiteiirs, vous priait de sic;ner leur condaauMtian ; Toua aTiea longtemps différé , et cependant un jour que son deroirle forçait de tous presser davantage, vous prîtes k regret la ^BEtale sentence , en vous «chant : « Je Toudrais ne pas savoir écrire. » O paroles dignes d*étre entendues de tous les peuples soumis à rempire romain ! 4e ceux qftk , voisins de nos ^mitièreB, jouissent aïooce d*une tfterté 4outettse,«u qui opposent leur force et leur courage à la domination de Romel O paroles «pu devraient retentir dans rassemblée du isnie iMunain , et aur lesquelles les princes «t les rois devraient jurer ! Paroles dignes de finneoence du premier âge! Heureux mortels! le siècle d*or vous serait-il rendu? » (Senec., De Ckm., lib. U , cap. 1. )
Appelez votre frère ^ oubliez dans ses bras»..
NÉRON
Ah ! que demandez-vous?
BCB&HUS.
Non , il ne vous hait pa»^ Seigneur -y on le trahit : je sais son innocence ; Je vous réponds pour lui de son obéissance. J'y cours. Je vais presser un entretien si doux.
NÉRON
Dans mon appartement qu'il m'attende avec vous*.