‹ Œuvres poétiques de J. RacineChapitre 120 sur 326 · MÉROU · texte numérisé non relu

MÉROU

C'est prendre trop de soin. Quoi <{a'il en soit» Narcisse , Je ne le compte plus pamû oies ennemis.

NAlCiWE.

Agrippine^ seigneur^ se Tétait bien promis : Elle a repris sur vous son souv^radn empire.

HÉHOir.

Quoi donc? Qu'a-t-elle dit? et que voulez-vous dire*?

NiJMJWE.

Elle s'en est vantée assez publifuement.

NÉBON.

De quoi ?

NAACiSSE.

Qu'elle n'avait qu'à vous voir ub nuiinent ; Qu'à tout ce grand éekt^ à ce courroux fiineste > On verrait succéder un silence modeste ; Que vous-même à la paix souscririez le premier : Heureux que sa bonté daî^ait toni oublier l

NÉRON

Mais^ Narcisse^ dis-moi^ ijne veux-tu que je fasse? Je n'ai que trop de pente à punir son andaoe; Et , si je m'en croyais^ ce triomphe indiscret Serait bientôt suivi d'an étenudL regneÉ. Mais de tout l'univers qud sera le langage? Sur les pas des tyrans veux-tu que je m'engage , Et que Rome , eiffaçant tant de titres d'honneur^ Me laisse pour ttmt nom cdui d'empoisonneur* ?

' Poorquoi le poète n'a-t-â pas mis : «( ^tie veus^u me dire? Jamais Néron n'a ^ vom à ffareisfie. Néron est si troid^ de ce qfi'fl vient d'entenAre , qnHl ne sat k qui H répond. (L. R.)

' Il est remarquable que ce discouffi de Néron eât comme «n reifltde

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