‹ Œuvres poétiques de J. RacineChapitre 132 sur 326 · NÉRON, AGRIPPINE, BURRHUS, NARCISSE · texte numérisé non relu

NÉRON, AGRIPPINE, BURRHUS, NARCISSE

NÉRON y toyant Agrippia« '.

Dieux !

AGBJPPINE.

Arrêtez^ Néron : j'ai deux mots à vous dire. Britanniôus est mort : je reconnais les coups; Je connais l'assassin.

NÉRON

Et qui, madame?

A&RIPPINE.

Vous.

NÉRON

Moi? Voilà les soupçons dont vous êtes capable..

Moi-même en frémissant J*en détoume les yeux. Il est mort i tôt on tard U faut qu'on toos Favoue. Ainri de nos dieateiiii la fortnM se JOM : Quand nous nous rapprocbons, k dd nom éisunit.

J'aimais BritamUcos , seigneur, Je voos l'ai dit. Si de qoelqœ pitié ma misère est sahrie , Qu'on me laisse chercher dans le sehi d'Octarie Vu entretien conforme k Vétat oà Je tnii.

RÉRiOll.

Be le Jnnie, aUei ; moi-même Je voua sois.

Je Tais , par tons les soins q^ la tendresse inf pire ,

Tons...

C'est alors qu'Agrippine racrêtait en lui disant :

Anéteit Néron :i*aide«s roots à voaa dire.

Cette yariante fonnait autrefois la scène sîxièiBe. Bacine suppcima cette scène par le conseil da Boileau.

' Ici, Néron ne parait plus tel qu'il était dans les scènes précàdentes. Ce n*est pas qu'il sdt changé* mais il oesse de se déguiser. Il avait toulvi jusque-là cacher son caractère à sa mère et à son goQYemeur; mais» après la trahison qu'il vient de commettre» il ne veut phunenménaigBr. Ce crime a ouvert le passage à tous les autres : <hi ne peut plus le crcnre vertueux; il va donc se montrer tel qu'il est. C'est le dernier coup dfs pinceau du poète. (L. R.)

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