‹ Œuvres poétiques de J. RacineChapitre 150 sur 326 · TITUS, PAULIN, SUITE · texte numérisé non relu

TITUS, PAULIN, SUITE

TITUS

A-tron vu de ma part le roi de GomagèAe? Sait-41 que je l'attends?

PAULIN

J'ai couru chez la reine ^ ; Dans son appartement ce prince avait paru ; 11 en était sortie lorsque j'y suis couru. De vos ordres, seigneur, j'ai dit qu'on l'avertisse*.

TITUS

II suffit. Et que fait la reine Bérénice?

PAULIN

La reine, en ce moment, sensible à vos bontés. Charge le ciel de vœux pour vos prospérités. Elle sortait, seigneur.

' Je crois que le second acte commence plus mal que le premier ne finit. J'ai couru chez la reine» comme s'il fallait courir bien loin pour aller d'un appartement dans un autre : J'y suis couru, qui est un se* lécisme ; cet ii suffit y et que fait la reine Bérénice ? et le trop aimable princesse» tout cela est trop petit, et d'une naïyeté qu'il est trop aisé de tourner en ridicule. Les simples propos d'amour sont des objets de raillerie quand ils ne sont point relevés ou par la force de la passion , ou par l'élégance du discours. Aussil ces vers prôtèrent-ils le flanc à la parodie de la Ck>médie italienne. ( Volt. )

' La grammaire veut avertit. Le premier verbe étant au temps passé , le second ne peut comporter le présent du subjonctif, avertisse. On dirait : Je veux qu'on Vavertisse ; j'ai voulu qu'on l'arerift.

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