TITUS, PAULIN
TITUS
Hèbien, de mes desseins Rome encore incertaine Attend que deviendra le destin de la reine ^ , Paulin; et les secrets de son cœur et du mien Sont de tout Tunivers devenus l'entretien . Voici le temps enfin qu'il iaut que je m'explique. De la reine et de moi que dit la voix publique? Parlez : qu'entendez-vous ?
PAULIN
J'entends de tous côtés PxJîUer vos vertus, seigneur, et ses beautés*.
TITUS
Que dit-on des soupirs que je pousse pour elle'?
' La correction et reiactitudfi auraient exigé ce que deviendra. D'ailleurs œtte fiBtçon de parler, ce que deviendra le destin de la reine , inanque d'élé^uice et de justesse. (G. )
' On ne publie point des beautés, dit Voltaire; cela n'est pas exact. Oui, mais on publie des vertus; et par le privilège de l'opposition, expliqué ailleurs dans ce commentaire, privilège qui appartient à la poéae, et que Voltaire ne pouvait pas ignorer, vertus fait passer htautis, (L.)
5 Ce vers, que Voltaire n'a pas censuré, me parait plus choquant,