ACTE III, SCÈNE II
Si l'espoir de régner eide vivre eu mou cœur
Peut de son infortune adoucir la rigueur^
Afa^ prince ! jurez-lui que^ toujours trop fidèle >
Gémissant dans ma cour, et plus exilé qu'elle ,
Portant jusqu'au tombeau le nom de son amante
Mon règne ne sera qu'un long bannissement.
Si le ciel, non content de me l'avoir ravie.
Veut encor m'affliger par une longue vie.
Vous, que l'amitié seule attache sur ses pas.
Prince, dans son malheur ne l'abandonnez pas :
Que rOrient vous voie arriver à sa suite;
Que ce soit un triomphe, et ncm pas ud« fuite;
Qu'une amitié si belle ait d'étemdbs liens;
Que mon nom soit toujours dans tous vos entretiens.
Pour rradre vos Étate plus voisins l'un de l'autre,
L'Euphrate bcMmera son empire et le vôtre.
Je sais que le sénat, tout plein de votre nom.
D'une commune voix confirmera ce don^
Je joins la Gilicie à votre Comagène.
Adieu. Ne quittez point ma princesse, ma reine ,
Tout ce qui de mon cœur fut l'unique désir,.
Tout ce que j'aimerai jusqu'au dernier soupir ^.