TITUS, BÉRÉNICE
BERENICE, ea tortant de son appartement.
Non^ lai5se;&-moi, vous dis-je.
En vain tous vos conseils me retiennent ici. 11 faut que je le voie. Ah, seigneur! vous voici . Hé bien, il est donc vrai que Titus m'abandonne !
de Racine. Il fallait, pour faice passer cette expression, toute Vamertnme de Tironie, 0 toat le contre^ds de ce mot empire, qui relève si adroitement la familiarité du premiter hémistiche. (L. )
' Ce mcmologue est long, et il ccmtient pour le fond les mêmes choses à peu près que Titus a dites à Paulin : mais remarquez qu'il y a des nuances différentes. Les nuances font beaucoup dans la peinture des passions ; et c*est là le grand art, si caché et si difficile , dont Racine s*est servi pour aller jusqu'au cinquième acte sans rebuter le spectateur. 11 n*y a pas dans ce monologue un seul mot hors de sa place :
Ah , làdie ! fais ramoar, et renonce à rempire. Ce vers , et tout ce qui suit , me paraissent admirables. ( Volt. )