‹ Œuvres poétiques de J. RacineChapitre 183 sur 326 · TITUS, PAULIN · texte numérisé non relu

TITUS, PAULIN

PAULIN

Dans quel dessein vient-eDe de sortir.

Seigneur? Est-elle enfin disposée à partir?

TITBS.

Paulin, je suis perdu, je n'y pourrai survivre : La reine veut mourir. ÂUons, il faut la suivre. Courons à son secours.

PAULIN

Hé quoi ! n'avex-vous pas Ordonné dès tanté^ qu'on observe s«» pas? Ses femmes, à toute heure autour d'elle empressées , Sauront la détourner de ees tristes pensées. Non, non, ne craignez rien. Voilà les plus grands coups^ Seigneur; continues, la victoire est à vous. Je sais que sans pitié vous n'avez pu Tcntendre; Moi-même, en la voyant, je n'ai pu m'e» défendre.

Seigneur, que tant de mers me séparent de vom ? Que le >mr reepiumciuetnue ic iow fintee Sam 41» jfuuait TUtas puisse voir Bérénice, Sam qye,dft tout le jour, je paisse Toir Ittus ?

La tendienfréikloiée s^t^etie un langag» plus péûétrant et des accents ptus enchanteus? GllQqne mot ft'est^il pas un sentiment?' Chaque hé*mistiche n'estril pas A» laméladie? Les a<tieux de Bérénice , où il n*y a que de la tendresse et de la douleur, ne sont41s pas comparables à ceux de Didon , si yiolaah& et si terribles? La perfection n*est*el]e pas la mèayè^f^aiok^ Uamour,. blessé dans toutes deux, ait dans toutes les deux ikk caiactère différent? J'ai toujours vu cette scène* feire verser beaucoup de lannes , et la sortie de Bérénice est toujours smvie de bean* coup d'applaudissements. Quand les fautes d'une scène n^^tent rien à Teffiet des baatttés, 00. peut pr^umer qu'elles ne sont pas d'aune grande conséqueuca : il était facile de les faire disparaître; mais je pense qu^il eût été très difficile à Voltaire même de faire de la scène qupft|ue chose de meilleur. (L.)

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