ACTE II, SCÈNE V
Peut-être elle n'attend qu'un espoir incertain* Qui lui fasse tomber les armes de la main. Allez ^ seigneur^ sauvez votre vie et la mienne'.
Hé bien... Mais quels discours faut-il que je lui tienne.
ATALIDE
Ahl daignez sur ce choix ne me point consulter'.
L'occasion^ le ciel pourra vous les dicter.
Allez : entre elle et vous je ne dois point paraître;
Votre trouble ou le mien nous ferait reconnaître.
Allez : encore un coup^ je n'ose m'y trouver.
Dites... tout ce qu'il faut, seigneur, pour vous sauver.
' Le mot peut-être revient trois fois dans cette tirade» On remarque un exemple de la même négligence dans la tirade précédente de Bajazet : le mot mais y est également répété trois fois, et le mot peut-itre s*y trouve encore deux.
> Var. AUes , teigoear, tentez cette dernière Toie.
BJkJAZBT.
Hé bien !... Hais quels discours voulez-Toos que j'emploie? ^ Quelle foule de convenances justes et fines réunies dans ce vers ,
auquel le commun des lecteurs ne prend pas garde ! Ce sont de ces vers que jamais un homme médiocre ne peut ni trouver ni apprécier. Des auteurs tels que Racine sont encore au-dessus des autres , même quand ils. sont au-dessous d*eux-mémes. ( L. )