‹ Œuvres poétiques de J. RacineChapitre 269 sur 326 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

ARBATE.

Commandez^moi^ seigneur. Si j'ai quelque pouvoir ^

Mon dioix est déjà fait^ je ferai mon devoir :

Avec le même zèle> avec la même audace

Que je servais le père et gardais cette place >

Et contre votre frère > et même contre vous >

Après la mort du roi> je vous sers contre tous^.

Sans vous^ ne sais^je pas que ma mort assurée

De Pharnace en ces lieux allait suivre Tentrée?

Sais-je pas que mon sang , par ses mains répandu^

Eût souillé ce rempart contre lui défendu ?

Assurez^vous du cœur et du choix de la reine )

Du reste ; ou mon crédit n'est plus qu'une ombre ymne>

Ou Phamace , laissant le Bosphcwe en vos mains >

Ira jouir ailleurs des bontés des Romains^

xi^HAais.

Que ne devrai-je point à cette ardeur extrême l Mais on vient. Cours, ami. C'est itonime elle même*.

l'inutilité de ïa versification : il a mis en prose les vers de Racine» et il n^a eu besoin pour cette opération que de rompre la mesure : tant le style dellacine est pur, correct et fadle ! Mais La Motte , au lieu de faire par là triorapber sa cause* 8*est avoué vaincu « pui8qu''il a prouvé par le fait que les bons vers réunissent à toutes les qualités d'une bonne prose une grâce , une harmonie, une vivacité, auxquelles la prose ne peut atteindre : la scène de La Màtte est élégante et bien écrite, mais ftroide et ennayeuse en comparaison de celle de Racine. (G. )

' L'inveraon de ces quatre vers est dure, et la répétition de la conjoaction^c renfla pbnae extrêmement pénible. (G.)

' De quoi s'agit-il jusqu'ici? De savoir si Xipharès remportera sur Piianiaee attprôs de Mcmime, que Ton ne connaît encore que comme une des QialtvesBes de leur père. Certes, ce n^est pas là ce qu'on attend du début d*Qne tragédie qui porte le nom de Miihridate, Le reste de cet acte ne nous offrira qu'une rivalité de deux jeunes princes , dont les amours et le eanctère n^ont encore rien qui puisse nous y attacher beaucoup. Tout ce commencement m'a toujours paru très-faible ; sans le nom de Mithridate, rien ne serait ici au-dessus du comique noble;

420 MÏTHRIDATE.

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