SCÈNE H
MONÎME, PHCEDIME, ARCAS.
tt01fIM«.
En est-ce fait, Arcas ? et le cruel Pharnace. . .
AmCAS.
Ne me demandez rien de tout oe<{ui se passe, « Madame : on m'a cbargè d'un plus fonefiAe emploi ; Et ce poison vous dit les volontés du roi .
racBDiME.
Malheureuse princesse !
MONISIE. *
Ah I (juel comble de joie !
Donnez. Dites, Arcas, au roi qui me l'envoie. Que de tous les présents que m'a faits sa bonté , Je reçois le plus cher et le plus souhaité. A la fin je respire ; et le ciel me délivre Des secours importuns qui me forçaient de vivre. Maltresse de moi-même, il veut bien qu'une fois Je puisse de mon sort disposer à mon choix ^
PHOBnUIE.
H^ASt
MomncE.
Retiens tes cris; et, par d'indignes larmes, Ue ûet beureux moment ne trouble point les charmes.
* G*est une espèce d* imitation âe la réponse de Sopbonî^ à Tesclave qm Hd apporta le pcriaon de fa pari 4n MawinBwa t « Aecîpio, inqint, <t nuptiale mnnus; jiec ingratum, si nihil majus Tir uxori pnertm po^ <c tuit. » (TiTE-LiVB, Kt. kl, <tap. 1«.) Fjiitoqueétrittpie Statira, sœur de Mitlunâate, « fiireaieiioiet ce pdnoe» dans «aettttiaoiistaaQepBr « retHt , de rattsniâan qai\ «vait em de sa 8imf>emr dWle , et 4'anpê- « cher qu^elle Tie tomibM »u pouvoir du vainqueur. » < L. B. )
Si tu m'aimais^ Phœdime, il fallait me pleurer' Quand d'un titre funeste on me vint honorer^ Et lors<iuej m'arrachant du doux sein de la Grèce, Dans ce climat barbare on traîna ta maltresse. Retourne maintenant chez ces peuples heureux; Et^ si mon nom encor s'est conservé chez eux. Dis-leur ce que tu vois, et de toute ma gloire , Phoedime, conte-leur la malheureuse histojre.
Et toj, qui de ce cœur, dont tu fus adoré^ Par un jaloux destin fus toujours séparé , Héros, avec qui, même en terminant ma vie , Je n'ose en un tombeau demander d'être unie, Reçois ce sacrifice; et puisse, en ce moment. Ce poison expier le sang de mon amant!