‹ Œuvres poétiques de J. RacineChapitre 322 sur 326 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

MONIME, ARBATE, PHŒDIME, ARCAS.

ARBATE.

Arrêtez I arrêtez ' !

* Szoelleiit morceau : voiUi cet intérôt de style, sans lequel celui des situations ne se soutient qu'à Taide du théâtre et de Tactrice. Ici la douleur devient plus douce et plus calme, sans ôtre moins touchante, et ce contraste avec le morceau précédent est encore un autre genre de mérite. Monime est plus tranquille, parce qu'elle se croit sûre de mourir. Ses paroles sont pleines de ce pathétique profond que les anciens savaient donner à ce qu'on appelait en latin novissima verba» les dernières paroles , les paroles de mort ; c'est chez eux que Racine l'avait appris.

Et loBM|iie» m'arracfaant du doai sein de la Grèce, etc.

Ce retour vers son heureuse patrie , si naturel dans un pareil moment » rappelle le

«..M DoloBi morieiis reminiicitiir Argos , » et l'hit toire maUieureiue de ma gMre l Que de beautés ! ( L. )

* Voilà une vraie péripétie. D'après tout ce qui précède , la mort de Monime doit paraître infaillible ; elle est sauvée cependant , et par l'ordre

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