‹ Œuvres poétiques de J. RacineChapitre 48 sur 326 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

D ANDIN , LÉANDRE, L'INTIMÉ, et PETIT-JEAN,

enrobe; LE SOUFFLEUR.

Çà, qu'êtes-vous ici?

LÉANDRE

Ce sont les avocats.

DANDIN , «a tonfflear.

Vous?

LE SOUFFLEUR

Je viens secourir leur mémoire troublée.

DANDIN

Je vous entends. Et vouff?

LÉANDRE

Moi? Je suis l'assemblée.

DANDIN

Commencez donc.

LE SOUFFLEUR

Messieurs.

PETIT-JEAN

Oh ! prenez-le plus ]>as :

Si VOUS soufflez si haut , l'on ne m'entendra pas. Messieurs...

DANDIN

Couvrez-vous.

PETIT-JEAN

Oh! mes...

Couvrez-vous, vous dis-je.

PETIT-JBAN.

Oh! monsieur^ je sais bien à quoi l'honneur m'oblige.

DANDIN

Ne te couvre donc pas.

PETIT-JEAN; NcouTnat.

(«a toafllear. )

Messieurs . . Vous, doucement ; Ce que je sais le mieux, c'est mon commencement. Messieurs, quand je regarde avec exactitude L'inconstance du monde et sa vicissitude; Lorsque je vois, parmi tant d'hommes différents, Pas une étoile fixe, et tant d'astres errants ; Quand je vois les Césars, quand je vois leur fortune ; Quand je vois le soleil, et quand je vois la lune ;

(Babylottienc.)

Quand jfi vois les États des Babiboniens

(Pertans.) (Macédoniens.)

Transférés des Serpents aux Nacédoniens;

(Romaing. ) (deapotiqoe.)

Quand je vois les Lorrains, de l'État dépotique ,

( dèmoeriitiqae. )

Passer au démocrite, et puis au monarchique; Quand je vois le Japon. . .

l'intuié.

Quand aura4-il tout vu?

PEUT-JEAN

Oh! pourquoi celui4à mWil interrompu?

Je ne dirai plus rien.

DANDIN

Avocat incommode.

Que ne lui laissiez-vous finir sa période? Je suais sang et eau, pour voir si du Japon Il viendrait à bon port au fait de son- chapon ; Et vous rinterrompez par un discours frivole.

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