‹ Œuvres poétiques de J. RacineChapitre 60 sur 326 · RACINE. — T. II · texte numérisé non relu

RACINE. — T. II

A MONSEIGNEUR LE bue

DE GHEVREUSE*.

MONSEIâlf EUA >

Vous serez peut-être étonné de voir votre lioin à la tête de cet ouvrage; et si je vous avais demandé la permission de vous roffrir, je doute si je l'aurais obtenue *. Mais ce serait être ^i quelque sorte ingrat que de cacher plus longtemps au monde les bontés dont vous m'avez toujours honoi'é. Quelle apparence quW homme qui ne travaille ^e pour la gloire se puisse taire d'une protection aussi glorieuse que la vôtre?

Non, Monseigneur, il m'est trop avantageux que l'on

sache que mes amis mêmes ne vous sont pas indifférents ,

^0 vous prenez part à tous mes ouvrages > et que vous

01 avez procuré l'honneur de lire celui-ci devant un homme

dont toutes les heures sont précieuses*. Vous' fûtes témoin

' Gbfflfles-Honoté d'AUsert, duc de Luynes, dô Ghevreuse et de Chaalnes, pair de France , né le 7 octobre 1646 , et connu sous le nom de duc de Ghevreuse. Son père ayait fait bâtir un petit ch&teau sur le terrain même de Port-Royal. U était intimement lié avec les solitaires. C'est pour lui qu'avait été faite la Logique de Port'RoyaL II fut ami intime du duc de Beauvilliers, son beau-frère, et de Fénelon. Il mourut à Paris Je 5 novembre 1712, treize ans après Racine. ( G. )J

' n est plus correct de dire je doute que je Veusse obtenue. Je doute si ne se dit bien que lorsqu'il y a incertitude entre deux choses éflonoées : Je doute s'il faut njeter son témoignage ou y avoir égards etc. ( L. )

' On ne peut guère douter qu'il ne soit ici question du grand Golbert, l^u-pèredu duc de Ghevreuse, lequel avait épousé sa fille aînée. Colbert avait un sens droit et un esprit Juste. Avec ces qualités on juge

garnement de tout. Si , dans les louanges que Racine prodigue à Colbert,

^1 y a quelque chose pour le contrôleur-général , la plus grande partie

«tpour l'homme, et paraît dictée par la vérité. (G. )

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