SCENE I
NÉRON, BURRHUS, NARCISSE, gardes.
NÉAON.
N'en doutez point, Burrhus : malgré ses injustices. C'est ma mère , et je veux ignorer ses caprices. Mais je ne prétends plus ignorer ni souffrir Le ministre insolent qui les ose nourrir. Pallas de ses conseils empoisonne ma mère; Il séduit, chaque jour, Britannicus mon frère; Us l'écoutent tout seul : et qui suivrait leurs pas*>
' Var. ft récoatenf toi MUi : et qui fahnrait leiirt pat...
Tacite dit : « Et Nepo infensas iis qnibt» superbia mulie)»^iâ iiniite- « batur, demovet Pallantem cura rerum, queis a Claudio impositus, « velut arbitrum regniagebat. Ferebatiirquey degrediente eo , magna « prosequentiuin multitudine , noû absurde dizisse, ire Pallantem ut « ejuraret. n —■ n Ennemi de ceux qui nourrisdaieni Torgueii de sa mère, Néron éloigne Pallas de Tadmimstration des affaires, qui lui avait été confiée par Claude, et qui le rendait comme arbitre de Tempire. On rapporte que Néroà , voyant cet affranchi suivi de la foule de ses créatures, dit assez {daisammeat qaa PaUas aUaii abdiquer. » (àmtol,^ lib. XIII, cap. 14.) Un sot orgueil et un» stupide arrogance formaient le caractèf e de ce noinistre. Ayant été accusé dé conspiration, et, dit encore Tadte, « Nomiiurto Uborfâs ejos quoseoQieios babaret» respondit, « i^iiil nnquam se doiâî, disi iMita aut manu sigaificasBe, vel» si phm « éemoiistMnda' essent, scripto osum, ne Tocem eonsooiarei. » -^ (T QaeTques-uns de ses aS^andhis se trouvant désignés pavAû ses complices , il répondit que dans sa maison il ne donnait jamais ses ordres qtiepeir'uii signe de tète ou un geste def la maift. Quand de plus longues explications étaient nécessaires,, il prenait la plume, ain de ne pas
no BRITANNICUS.
Les trouverait peut-être assemblés chez PaUas, C'en est trop. De tous deux U faut que je Técarte, Pour la dernière fois^ qu'il s'éloigne^ qu'il parte : Je le veux^ je l'ordonne; et que la fin du jour Ne le retrouve pas dans Rome ou dans ma cour, Allez : cet ordre importe au salut de l'empire.
( «ax gardes. )
Vous, Narcisse approchez. Et vous, qu'on se retire.