SCÈNE II
NÉRON, narcisse;.
NARCISSE
Grâces aux dieux ^ seigneur^ Junie entre vos mains^ Vous assure aujourd'hui du reste des Romains. Vos ennemis^ déchus de leur vaine espérance^ Sont allés chez Pallas pleurer leur impuissai^ce. Mais que vois-je? Vous-même, inquiet, étonné. Plus que Rritannicus paraissez consterné. Que présage à mes yeux cette tristesse obscure ^ , Et ces sombres regards errants à l'aventure? Tout vous rit : la fortune obéit à vos vœux,
NÉRON
Narcisse, c'en est fait, Néron est amoureux,
NARCISSE
Vous ?
comprometire la dignité de ses paroles. » ( iénna/. /lib. XUI, cap. 33. ) Geoffroy fait observer que c'est probablement ce passage de Tacite qui a fourni à Fauteur du Glorieux un de ses traits les plus comiques.
' Cette expression est figurée. La Harpe a observé que la tristesse est appelée ici obscure , parce qu'elle obscurcit le firent; et cette dernière expression est elle-même une métaphore.^ D'ailleurs, on dit fort bien une sombre tristesse: ainsi l'analogie doit réclamer en foveur de tristesse obscure, La môme analogie a permis cette expression, qu'on lit dans les vers suivants : des regarés errants à l'aventure» parce qu'on dit pro^ •letier des regards.