L'ILLUSION DÉTRUITE
Adieu ronges de gloire, adieu .songes d amour. L airain a retenti; le bruit sanglant des armes
Trouble la paix de mon séjour;
Cruel revers , horrible jour, A nos derniers neveux vous coûterez des larmes.
Quoi ! la favorite de Mars !
Quoi ! des cités l'auguste reine, Veuve de ses guerriers que loin délie on entraîne ,
Lutéce voit dans ses remparts Flotter laigle du nord et les fiers léopards ! Dans ton temple, Apollon, leur fureur nous assiège;
Contre le glaive sacrilège Ne défendras-tu point les monuments des arts ? C'en est fait, du Sarmaite ils deviennent la proie,
Et de son insolente joie J'entends se prolonger les éclats odieux.
i3a ÉLÉGIES.
Fuyez, muses, fuyez nos déplorables rives : De vos luths attristés que les cordes plaintives
Portent nos douleurs jusqu'aux cieux:
Enfin puissent, touchés de nos malheurs, les dieux Rendre à la liberté nos frontières captives !
Moi , le cœur brisé de regrets , Voudrais-je d'un laurier insulter nos cyprès? Écartez un moment cette palme chérie.
Ah ! tant que ma belle patrie Du joug de l'étranger acceptera l'affront , Sous les voiles du deuil je cacherai mon front.
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ÉLÉGIES. iSa