STANCES ÉLÉGIAQUES
A M. GOULMANN.
Nobie et sainte amitié , besoin sacré de lame ,
Que la vertu sait animer;
Toi dont la vive et chaste flamme ,
Nous brûle sans nous consumer,
Premier charme de mon jeune âge Même alors que l'amour m'asservit à sa loi ; Trésor de tous les temps , seule ivresse du sage Jusqu'à mon dernier jour mon cœur battra pour toi.
Le gracieux mélange et des lis et des roses N'embellit plus mes traits flétris , L'amour sur mes lèvres mi-closes Ne dépose plus un souris.
J'ai lu dans un miroir sincère,
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l/amour ne le sied plus, luis son attrait vainqueur. J'ai suivi ce conseil, sans chagrin', sans colère; Noble et sainte amitié, lu restais à mon cœur!
Ce cœur n'a point .vieilli : j'aime autant qu'au jeuneâge.
Il est vrai, c'est. «. 1 ^ 1 1 1 1 autre amour;
Mais à l'un, jalon \ ei \<>lage,
A peine je tins un beau jour.
Dans le sein de ses faveurs même , Je ne m'abandonnai qu'en tremblant à sa foi : Amitié noble et sainte, ô mon bonheur suprême ! Jusqu'à mon dernier jour mon cœur battra pour toi.
Tu m'as rendu la paix, tu réchauffes ma lyre;
Plus heureuse qu'en mon printemps
Je puis aimer, je puis le dire ,
lit braver l'outrage du temps.
Pourquoi voudrais-je être encor belle?
Ah ! ce n'est qu'une fois qu'on aime bien d'amour! Moi , j'aime bien encor, mais un ami fidèle; Jacques , je t'aimerai jusqu'à mon dernier jour.
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J'entendrai sans regret sonner l'heure suprême;
J'en rendrai même grâce au sort;
Survivre , hélas ! à ceux qu'on aime ,
Ah ! c'est la véritable mort.
Jacques à mon heure dernière , Viens consoler mon fils , ce fils mon digne amour; Et grave de ta main sur la modeste pierre : « Adélaïde aima jusqu'à son dernier jour. »