‹ uvres poétiques de Mme DufrénoyChapitre 74 sur 77 · L'INDIFFÉRENCE · texte numérisé non relu

L'INDIFFÉRENCE

On plaint le cœur nourri d'alarmes Qui, brûlant pour un cœur ingrat, Malgré soi s'enivre des charmes D'un feu que la raison combat.

Son destin sans doute est à craindre; Pour lui ne naît pas un beau jour; Mais il est encor moins à plaindre Que celui qui n'a point d'amour.

A peine au printemps de ma vie , Je soupirai pour un trompeur; Je crus , de monirouble guérie , Dans la paix trouver le bonheur; Mais mon cœur, que l'ennui dévore ,

ET ROMANCES. 3o5

Gémit sur son nouvel état;

Il voudrait s'enflammer encore,

Dût-il encor l'aire un ingrat.

3o6 CHANSONS

A MA MÈRE

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