L'INDIFFÉRENCE
On plaint le cœur nourri d'alarmes Qui, brûlant pour un cœur ingrat, Malgré soi s'enivre des charmes D'un feu que la raison combat.
Son destin sans doute est à craindre; Pour lui ne naît pas un beau jour; Mais il est encor moins à plaindre Que celui qui n'a point d'amour.
A peine au printemps de ma vie , Je soupirai pour un trompeur; Je crus , de monirouble guérie , Dans la paix trouver le bonheur; Mais mon cœur, que l'ennui dévore ,
ET ROMANCES. 3o5
Gémit sur son nouvel état;
Il voudrait s'enflammer encore,
Dût-il encor l'aire un ingrat.
3o6 CHANSONS
A MA MÈRE