INTRODUCTION
tels qu'un point d'interrogation substitué au simple point, ou une virgule ajoutée çà et là, n'ont pas, à notre sens, nécessité cette mesure.
Pour les poésies diverses qui forment la seconde partie du volume, nous avons adopté Tordre suivant :
La pièce intitulée Les f^anitez de Floride passe en premier lieu. Elle a paru, pour la seule et unique fois, dans la série de quatre pièces que l'auteur offrit en premier au public. Les • trois autres ont passé dans la série des dix-huit pièces de 1609, et elles y figurent avec un bien meilleur texte. Nous les y avons donc maintenues, et nous avons laissé à ce groupe toute son homogénéité. Il se complète par VOde à la Reyne et la Chanson : Si c'est ^un crime ... En dernier lieu viendront les vers repris aux œuvres de divers écrivains contemporains et compatriotes ou amis de Jean de Lingendes.
Le Récit d'Amphyon et le Récit de la Naïade, afin de satisfaire à de derniers scrupules seront placés en Appendice, ainsi que la Complainte de Leandre. Cette dernière pièce ne s'est introduite que dans les éditions irrégulières et non avouées, toutes exécutées à l'insu et loin des yeux de l'auteur, évidemment sans sa participation. Et puis, elle est si inférieure au reste comme langue, comme style et allure générale, et comme correction prosodique, qu'il est bien permis d'émettre quelques doutes sur son authenticité.
D'autres Appendices contiendront quelques remarques littéraires et historiques ayant trait aux textes publiés, et enfin les vers à la louange de De Lingendes, accompagnés de notes biographiques sur ceux qui les ont écrits.
Je ne terminerai pas sans remercier plusieurs personnes qui ont bien voulu me faciliter ma tâche par leur concours ou par leurs conseils. J'ai une obligation particulière à M. Kastner, professeur de langue et de littérature françaises à l'Université de Manchester : le premier, il m'a conseillé d'entreprendre cet ouvrage et m'a sans cesse encouragé dans mes études. M. Paul Blanchemain, avec une extrême bienveillance, s'est empressé de mettre à ma disposition deux documents de la plus grande importance, et qui m'étaient indispensables : le Manuscrit de la Gynégyrie et l'édi-
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tion qu'il possède des Changemens. Il s'est en outre chargé de collationner ma copie du texte sur le Manuscrit ; et combien cette opération a dû être laborieuse, le nombre des variantes qu'il a relevées le prouve à lui seul.
M. Jacques Madeleine mérite bien ici une place à part. L'intérêt si affectueux qu'il a porté dès le début à mon travail, les indications que sa grande expérience et son érudition sur le sujet traité lui ont permis de me donner à tout instant, enfin le secours qu'il m'a constamment prêté dans la préparation et l'exécution de l'œuvre entreprise, m'ont été d'un prix inestimable. La nécessité de me conformer, étant si loin, au plan des éditions de Textes Français Modernes a naturellement entraîné de nombreuses difficultés ; mais, grâce à l'obligeance du Conseil de la Société, grâce aux soins précieux de M. Madeleine et de M. M'Kechnie, l'infatigable Secrétaire de la Publications Committee de l'Université de Manchester, voici qu'enfin ce modeste volume aura pu paraître, bien que des circonstances sur lesquelles nous ne pouvions rien en aient retardé quelque peu la publication.