NÉÈRE
Mais tàïe qu'à sa mort, pour la dernière fois. Un beau cygne soupire, et de sa douce voix, De sa voix qui bientôt lui doit être ravie. Chante, avant de partir, ses adieux à la vie : Ainsi, tes yeux remplis de langueur et de mort, Pâle, elle ouvrit sa bouche en un dernier effort.
■ vous, du S^>étfaus Naïades vagabondes,
«Coupez sur mon tombeau vos chevelures blondes!
o Adieu, mon Clinias! moi, celle qui te plus,
«Moi, celle qui t*aimai,que tu ne verras plus!
« Cieux, ô Terne, ô Mer, Prés, Montagnes, Rivages,
«Fleurs., Bois mélodieux, Vallops, Grottes sauvages,
«Rappdez-lui souvent, rappelez-lui toujours
e Néère tout son bien, Néère ses amours,
* Cette Néère, hélas! qu'il nommait sa Néère,
a Qui, pour lui criminelle, abandonna sa mère;
«Qui, pour lui fiigîtîve, errant de lieux en lieux.
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ia6 IDYLLES.
(i Aux r^ards des humains n'osa lever les yeux ! « Oh ! soit que l'astre pur des deux frères d'Hélène ' u Calme sous ton vaisseau la vague ionienne ; « Soit qu'aux bords de Pcestum, sous ta soigneuse main, «Les roses deux fois l'an couronnent ton jardin; a Au coucher du soleil, si ton âme attendrie K Tombe en une muette et molle rêverie, « Alors, mon Cltnias, appelle, appelle-moi!
« Je viendrai, Cliaias; je volerai vers toi.
« Mon âme vagabonde à travers te feuillage « Frémira. Sur les vents ou sur quelque nuage « Tu la verras descendre ; ou , du sein de la mer « S'étevant comme im songe, étïnceler dans l'air; « Et ma voix, toujours tendre et doucement plaintive, «Caresser, en fuyant, ton oreille attentive.»
I . Castor et PoUiu. Les poites ont fait de ce> deux frèm la constellalitHi des gémeaux. {Note de l'Éditeur.)
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FRAGMENS
(Xta, mont ennobli par cette nuit ardente, Quand l'infidèle époux d'une épouse imprudente ' Reçut de son amour un présent trop jaloux, Victime du Centaure ' immolé par ses coups !
Il brise tes forêts; ta cime épaisse et sombre En un bûcher immense amoncelé sans nombre Les sapins résineux que son bras a ployés.
11 y porte la flamme, il monte, sous ses pies Etend du vieux lion la dépouille héroïque ; Et, l'œil au Ciel, la main sur ta massue antique, Attend sa récompense et l'heure d'être un dieu. Lèvent souffle et mugit : ie bûcher, tout en feu. Brille autour du héros; et ta flamme rapide Porte aux palais divins l'âme du grand Alcide!
J'ÉTAIS un simple enfant qu'elle était grande et belle. Elle me souriait et m'appelait près d'elle.
Debout sur ses genoux, mon innocente main