‹ Œuvres posthumes d'André Chénier, augmentées d'une notice historiqueChapitre 40 sur 99 · I. niade, liv. lU. {Nom de l'Éditeur · texte numérisé non relu

I. niade, liv. lU. {Nom de l'Éditeur

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ELEGIES. i6i

Et l'heureiJtse Corcyre ' amante des festins. Mes chansons à Camille ont été séduisantes.

Heureux qui peut trouver des Muses complaisantes, Dont la voix sollicite et mène à ses désirs Une jeune beauté qu'appelaient ses soupirs !

Hier, entre ses bras, sur sa lèvre fidèle Tai surpris quelques vers que j'avais faits pour elle ; Et sa bouche, au moment que je l'allais quitter. M'a dit: « Tes vers sont doux; j'aime à les répéter. » Si cette voix eût dit même chose à Virgile, Abel, dans ses hameaux il eût chanté Camille, ITeût point cherché la palme au sommet d'Hélicon; Et le glaive d'Énée eût épargné Didon.

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