‹ Œuvres posthumes de Bordas-Demoulin; publeées, avec une introduction et des notesChapitre 100 sur 209 · Ibid,, p · texte numérisé non relu

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3. Secundùm aliqups, hoc est spéciale privilegium universalis Ecclesiae, quee non potest errare in fide, licet hoc idem piè credatur deconcilio generali, videlicet quandb innititur divinae scripturae, vel auctoritati quae sità Spiritu Sancto înspirata ; aliàs saepè errasse. De Ecoles, conciL etc, auctorit, Append. op. Gers., t. II , p. 958.

208 lîÉFENSE DES POUVOIRS

consentement du reste du corps, n'a pa^ Tautorîté plénière de l'Église universelle. » On sait que Fénelon exagère le pouvoir du pape ; mais ce n'est pas de quoi il s'agit maintenant.

Gomme ceux qui veulent le concile infaillible n'entendent nullement que l'Église cesse de l'être , il se rencontre deux infaillibilités dans l'Église. Or, le concile n'étant composé que de la minime partie de l'Église, il s'ensuit que cette minime partie est aussi infaillible que l'Église même, ce qui est absurde.

Il semble qu'on puisse joindre Duguet à Agier. a Les prêtres, dit-il^, avaient eu anciennement plus de part aux conciles provinciaux..., et le peuple même y était quelquefois appelé. Saint Cyprien écrivant à son peuple, fratribus in plèbe consùtentibuSy touchant la réconciliation de ceux que la persécution avait abattus, lui dit que c'est une chose qui doit être décidée par le jugement des évêques et de ceiix d'entre les fidèles qui ont conservé leur innocence et la foi. « Quand la paix « nous aura été rendue, nous pourrons, de retour dans « notre église, en délibérer en assemblée générale, et « soumettre la question à votre jugement... Que l'on « attende mon retour, afin que, quand la miséricorde , « divine nous aura rendus à la liberté, revenus au mice lieu de vous, nous puissions réunir à nous plusieurs (( de nos collègues dans l'épiscopat, en présence des

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