‹ Œuvres posthumes de Bordas-Demoulin; publeées, avec une introduction et des notesChapitre 99 sur 209 · Lettre II' à M. de Soissons, p · texte numérisé non relu

Lettre II' à M. de Soissons, p

CONSTITUTIFS DE UÉGLISE. 207

choix des mandataires pour déclarer la foi commune. Tirez-en cette conclusion nécessaire que la principale force et la souveraine autorité des conciles ne vient pas de leur convocation ou de leur définition, mais seulement de la confirmation par laquelle TÉglise universelle ratifie tout ce qui a été fait par les mandataires qu'elle a délégués*. » Suivant Fénelon, c'est bien la doctrine qui est pesée quand on reçoit les conciles. En conséquence, il met exclusivement l'infaillibilité dans l'Eglise. « Ceci, dit-il 2, nous semble digne d'une observation attentive, que, selon le cardinal d'Ailly, Tinfaillibilité promise était accordée par quelques-uns

à l'Eglise universelle seule, et non pas au concile général. II dit en effet* : « Cependant, selon quelques-

« uns, cela est le privilège spécial de l'Eglise univer- « selle , qui ne peut errer dans la foi, bien qu'on le « croie pieusement du concile général , lorsqu'il s'ap- « puie sur la divine Ecriture, ou sur une autorité inspi- « rée par l' Esprit-Saint; d'ailleurs, nous lisons qu'il a « souvent erré. » En effet, le concile , quelque nombreux qu'il soit, s'il ne s'y joint l'autorité du chef et le

1. De summi pontif. auclorit., ch. xxxiv; traduct. française de M. Guérin, Voir aussi ch. xxxv.

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