Traduct. de Guillon
J. Traité des devoirs d'un évêque, n" 112.
Duguet ajoute : « Je n'entrerai point ici dans la matière des jugements canoniques. Je me contente de remarquer que de toute antiquité les conciles provinciaux ont jugé des matières de la foi et condamné les hérésies^. » Or, puisque les laïques en faisaient partie, ils prononçaient sur la foi, et Duguet ne peut manquer de croire qu'ils en avaient le droit.
Dans un ouvrage ayant pour titre : Les Auteurs des tocsins confondus^ on lit :
(( Selon les jésuites, « ce que le pape et les évêques « unis avec lui assurent être la vérité, c'est ce qu'on « doit reconnaître pour la vérité, ils en sont juges; ni « le peuple, ni les simples prêtres, ni les laïques n'ont « point de caractère pour dire au pape et aux évêques « qu'ils ne disent pas la vérité. »
« Les évêques, les curés et les peuples eurent donc grand tort de rejeter et de dire anathème aux décisions du pape Libère et des conciles de Rimini et de Séleucie. Ils devaient, dans le système erroné de l'auteur, souscrire à l'impiété arienne^poi*r obéir à l'Eglise.
« Si les simples prêtres ni les laïques n'ont point de caractère pour dire au pape et aux évêques qu'ils se trompent, Sophrone, simple moine, ne devait point écrire ni parler contre les monothélites, cette hérésie étant soutenue par les patriarches d' Antioche, d' Alexan-