ÛËuv., t. XXl.p. lOi
g3« DÉFENSE DES POUVOIRS
L'Observateur ajoute : « Arnauld ne veut pas même que le simple prêtre ait autorité dans le synode diocésain, où cependant Ton agite des questions qui l'intéressent directement : « Dans ces assemblées, les prêtres, « dit Arnauld, ne sont que consultés, et c'est l'évêque «qui est le seul juge*. » Quoiqu'aux deux citations il y ait le même renvoi, on ne trouve point celle-ci à la page, ni dans l'écrit dont l'autre est tirée.
Au reste, peu importe. On sait que Saint-Cyran, Arnauld, Nicole, ont exagéré le pouvoir épiscopal. La cause en est visible. La mission de Port-Royal était de combattre les doctrines corrompues des jésuites. Une partie de l'épiscopat l'appuyait ostensiblement. Le livre de la Fréquente communion^ d' Arnauld, présente dix-neuf approbations d'archevêques ou d'évêques, et le Rituel d'Alet vingt-neuf. Les jésuites étant prêtres, et prêtres turbulents et insubordonnés, Port-Royal s'imaginait les accabler en exaltant l'évêque et abaissant, anéantissant devant lui le prêtre.
Les fauteurs du prélatisme étalent avcjc complaisance un passage d' Arnauld. Dans l'épîtredédicatoire au pape Clément IX , de la Perpétuité de la foi^ il parle ainsi : a Nous savons que tout ce que les théologiens particuliers peuvent contribuer par leurs travaux et par leurs écrits pour ramener au sein de l'Église ceux qui sont