‹ Œuvres posthumes de Bordas-Demoulin; publeées, avec une introduction et des notesChapitre 11 sur 209 · De Cimt. Dei, lib. X, ^p. vi · texte numérisé non relu

De Cimt. Dei, lib. X, ^p. vi

femmes chrétiennes et vertueuses, que les barbares avaient emmenées captives, il compare leur état malheureux à celui des Juifs dans la captivité et dit que comme « les Juifs étaient dans une terre où ils ne pouce vaiebtpas sacrifier à Dieu, ainsi qu'ils avaient accou- « tumé, de même ces femmes ne pouvaient pas non plus « sacrifier à Dieu, ni présenter leurs oblations sur Tauce tel, ni trouver un prêtre par les mains duquel elles (( fissent à Dieu leurs offrandes*. )> Après avoir cité les passages, déjà reproduits, de Pierre Damien, de l'abbé Guerric, d'Innocent III, l'auteur poursuit : « On pourrait aisément rapporter beaucoup d'autres passages de divers auteurs, comme d'Alcuin, de l'ancien auteur qui a fait une explication du canon de la messe et que l'on croit être Flore, diacre de l'église de Lyon, d'Albert le Grand, d'Odon, évêquede Cambray, d'Etienne, évêque d'Autun, et de plusieurs autres, qui enseignent tous que les fidèles qui assistent au sacrifice de la messe doivent s'unir avec le prêtre dans l'oblation qu'il fait du corps et du sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et n'être point seulement présents pour être de simples spectateurs d'un si grand mystère, ou tout au plus pour recevoir les grâces que le prêtre demande pour eux à Dieu par le mérite de son oblation. Mais, outre que ce serait s'engager dans un trop^ng discours, ceux que

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nous avons rapportés suffisent pour montrer que c'est une vérité qui ne peut pas être contestée, et ainsi ce que nous avons à faire, c'est de remarquer que oette doctrine est principalement appuyée sur deux raisons.

« La première. est que les actions qui se font par les membres d'un corps ne sont point tant les actions de ces membres que de tout le corps au nom duquel et pour lequel ils a^ssent, ce qui fait qu'il est vrai de dire que les autres membres font par eux ces mêmes actions, à cause de l'union qu'ils ont tons les uns avec les autres. Ainsi tous les citoyens d'une ville ou tous les habitants d'une province rendent au prince leurs devoirs et leurs obéissances, quand les magistrats ou ceux qui sont envoyés à cet effet lui font leurs soumissions au nom de toute la ville ou de toute la province.

« Or tous les 6dèles, en quelque lieu de la terre qu'ils soient répandus, sont tous unis par les liens d'une même foi et d'une même charité, et sont non--seulement tous un même corps en Jésus -Christ, mais aussi les membres les uns des autres par les différents dons de grâce qu'ils oot reçus, sdon que l'Apôtm nous l'enseigne expressément*.

« Et par conséquent tout ce qui se fait dans l'Église, soit dans les prières , soit dans l'administration des sacrements, soit dans l'oblation du sacrifice, est commun

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