Actes du second conc. nation., t. J, p. 2SY
dans son département, assemblé de nouveau les pasteurs qui en dépendaient , pour nommer des députés au concile , et tous • ces députés s'étant rendus à Utrecht au jour indiqué, M. l'archevêque en fit l'ouverture^. » Dans le discours qu'il prononça, il dit ; « Puis donc que le caractère propre de la catholicité est de conserver fidèlement la doctrine que les saints Pères nous ont transmise et de condamner les profanes nouveautés 2, comme dit l'apôtre, travaillons à arracher entièrement du champ de l'Église l'ivraie que l'homme ennemi y a semée , autant en punition de nos péchés que par le malheur des temps. Ne décidons rien qui ne soit également saint, juste, rien qui ne soit conforme aux anciens canons , aux décrets des conciles et aux sages règlements de nos prédécesseurs *• »
L'épiscopat hollandais croyait-il que les prêtres ne fussent pas juges de la foi? Les prêtres ne sont-ils venus au concile que pour entendre les évêques leur signifier leurs sentences?
Qui, s' intéressant aux réformes ecclésiastiques, ne connaît, au moins de nom, le synode de Pistoie, célébré, en 1786, par l'Église port-royaliste de Toscane, sous la conduite de Scipion Ricci, son évêque? Comme au concile d' Utrecht, les délibérations eurent pour