‹ Œuvres posthumes de Bordas-Demoulin; publeées, avec une introduction et des notesChapitre 112 sur 209 · Actes et décrets, p · texte numérisé non relu

Actes et décrets, p

objet le christianisme entier. Avec Ricci siégeaient i7i pasteurs, 14 chapelains curés, i/j. chanoines, 22 prêtres séculiers et 13 réguliers. Dans sa lettre pastorale pour la convocation , et qui, du reste, roule presque entièrement sur les droits du second ordre, Tévêque de Pistoie déclare que le synode est appelé pour délibérer et décider ensemble. Toute explication serait superflue.

Or, le membre le plus influent de l'Église constitutionnelle, son chef moral, Grégoire, évêque de Blois, approuvait ces deux assemblées, pour ne pas dire qu'il les admirait. « En 1763, dit-il, l'Église épiscopale de Hollande tint un concile national dont les actes, plusieurs fois réimprimés, ont eu pour apologistes entre autres M. de Trautmansdorf, évêque de Kœnigsgratz... Dans le synode général de Pistoie, qui eut lieu en 1786, on suivit rigoureusement les formes antiques , usitées pour ces sortes d'assemblées. Là se trouvaient non-seulement les curés du diocèse, qui compte environ deux cents paroisses, mais encore des théologiens et des canonistes très-éclairés , Palmieri, Tamburini, de Vecchi, Longinelli, Tanzini, etc., honorablement connus par leurs ouvrages. Aussi les discussions furent^elles brillantes et profondes ^. »

Selon Tabaraud, étranger à l'Église constitutionnelle, mais port-royaliste , « les prêtres, dans la pri-

4 . Essai hist. sur les lib. de TÉgl. gall., nouv. édit, p. 370 et 540.

mitive Église, jugeaient avec l'évêque*. » « Souvent les prêtres, dit Lanjuinais 2, et cpielquefois les laïques, ont eu voix, même dans les conciles généraux. Par exemple, au concile de Constance, on admit, avec voix délibérative, des docteurs laïques *. » On sait que Lanjuinais était un adhérent de Port-Royal et de l'Église constitutionnelle, versé dans la théologie, et qu'il avait professé le droit canon.

VObsërvateur continue ; « Nous pourrions encore citer à ces Messieurs bien d'autres autorités irrécusables. Contentons -nous de celle de Bossuet. Dans l'assemblée de 1700, qui cependant n'était pas un concile et ou les prêtres étaient députés aux mêmes titres que les évêques , Bossuet s'opposa aux prétentions des prêtres qui voulaient délibérer sur des questions doctrinales, et dit ouvertement que les évêques en avaient seuls le droit. L'avis de Bossuet fut suivi par l'assemblée. » «

Les paroles de Bossuet sont infidèlement relatées. Les voici, d'après Bausset : « Il est certain que le second ordre ne doit point avoir voix délibérative, et c'est mon avis, quoiqu'il y ait des exemples contraires^ . » Dans les Pouvoirs constitutifs de l'Eglise,

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